Louis IX (Saint) de FRANCEÂge : 44 ans12261270

Nom
Louis IX (Saint) de FRANCE
Naissance 1226 38 37

Baptême religieux
Décès du pèreLouis VIII le Lion de FRANCE
8 novembre 1226

Naissance d’un frèreCharles 1er d'ANJOU
1227 (Âge 12 mois)

MariageMarguerite de PROVENCEAfficher cette famille
27 mai 1234 (Âge 8 ans)

Naissance d’un fils
#1
Philippe III le Hardi de FRANCE de VALOIS
1245 (Âge 19 ans)
Décès d’un frèreRobert 1er d'ARTOIS
1250 (Âge 24 ans)
Note : Il meurt dans un assaut contre la ville de Mansourah, lors de la septième croisade.
Décès de la mèreBlanche de CASTILLE
26 novembre 1252 (Âge 26 ans)

Naissance d’un fils
#2
Robert de FRANCE de CLERMONT
1256 (Âge 30 ans)

Naissance d’une fille
#3
Agnès de FRANCE
1260 (Âge 34 ans)

Mariage d’un enfantPhilippe III le Hardi de FRANCE de VALOISIsabelle d'ARAGONAfficher cette famille
28 mai 1262 (Âge 36 ans)
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Décès 1270 (Âge 44 ans)
Note : Il meurt en croisade.
Décès
Il meurt en croisade.
Note
#Générale# Il est plus connu sous le nom de Saint-Louis, Roi de France de 1226 à 1270. " Quand a-t-il commencé à régner ? Ça été l'an 1226, & il n'ava it pas encore 12 ans. Blanche de Castille, sa mère, .. a gouverné pend ant sa minorité ...même avec beaucoup d'équité & de prudence ; c'est la première minorité où une femme ait eu la Régence. Cette Princesse courageuse & habile empêcha que plusieurs Seigneurs du Royaume ne cau sassent du trouble dans l'Etat.... S. Louis ... mità la raison les Al bigeois, & peu de tems après apaisa un soulèvement des Ecoliers de l' Université de Paris. Elle faisait alors le plus bel ornement du Royaum e ; & le nombre innombrable d'Ecoliers qui y venaient de toutes les p arties del'Europe, apportaient de grandes richesses dans cette ville, & lui soumettaient quelque façon toutes celles de la Chrétienté. Or, quelques-uns d'eux, l'an 1229, ayant été maltraités dans une batteri e par les Bourgeois, & n'en ayant pu avoirraison telle qu'ils désirai ent, ils résolurent tous de quitter Paris. Le Duc de Bretagne & le Ro i d'Angleterre, croyant profiter de cette mésintelligence, leur offrir ent retraite dans leurs Terres, & de forts grands privilèges : mais l econseil du Roi, craignant que la capital ne fût dépouillée d'un si g rand avantage, trouva moyen d'apaiser ces esprits, & de les retenir : ainsi le Roi conserva cette Université la plus célèbre du monde, & la plus ancienne, ayant été fondéevers l'an 800 par Charlemagne. Le Ro i ne fut-il point en danger de perdre la vie par des assassins ? Burzu k-u-mid, ou le Vieux de la Montagne, (on nommait ainsi le Prince des Ismaïliens, ou Assassins, peuple qui occupait le pays montueux dela Syrie,) avait dépêché deux de ses meurtriers en France pour tuer le Ro i ; mais, peu de tems après, on ne sçait par quel motif, il s'en repe ntit, & les contremanda par d'autres, qui, en attendant qu'ils les eus sent trouvés, avertir leRoi de se tenir sur ses gardes. Il fallait q ue ce chef des Assassins fut bien absolu, & qu'il eût un grand ascenda nt sur l'esprit de ces meurtriers : comment & par quel art pouvait-il les porter à s'exposer à des dangers si visibles & siinévitables ? I l demeurait entre Antioche & Damas, dans un fort chateau, où il éleva it quantité de jeunes gens dans toutes sortes de plaisirs & de délices , & les entretenait dans l'espérance infaillible d'une félicité encor e plus grande enl'autre monde, s'ils obéissaient aveuglément à ses or dres. Enyvrés de ce fanatisme, ils n'avaient pour Religion qu'une obé issance aveugle toute dévouée à la gloire de leur Commandant. Au moind re signal d'un tel maître, ils couraient têtebaissée prodiguer leur vie aux dangers les plus évidens, non seulement en se tuant eux-mêmes & en se précipitant au premier commandement qu'ils en recevaient ; ma is aussi, par les mêmes ordres, allaient avec joie assassiner les Pri nces, &tout homme qui n'était pas de leurs amis, de quelque pays & de quelque Religion qu'ils fussent. Le Vieux de la Montagne, pour les r endre encore plus capables & plus propres à exercer des assassinats pa r tout pays, leur faisait apprendre avec soin toutes sortes de langue s. Par tous ces endroits, ils étaient tellement dévoués à leur Prince, qu'ils ne manquaient guère d'exécuter les arrêts de mort qu'il avait prononcés. En quel état étaient les affaires des Chrétiens dans laTe rre Sainte ? En fort mauvais état ; les Chorasmiens, peuple sorti de Perse, d'autres disent d'Arabie, se jettèrent sur la Terre Sainte, la désolèrent, ruinèrent tous les saints lieux de Jérusalem, & l'inondèr ent du sang des Chrétiens. Lanouvelle en fut portée au Roi Louis, qui en étant sensiblement touché, après avoir réglé les affaires du Roya ume, partit avec un bonne armée, l'an 1248. ... Il laissa la Régence à la Reine Blanche, sa mère. (Il) entreprit le voyage enTerre Saint e ... pour délivrer les Chrétiens de l'oppression des Infidèles. On d it aussi qu'il avait fait voeu d'y aller, dans une maladie qu'il avait eue en 1244. ... Il fut heureux dans le commencement ; car il prit l a ville de Damiette,l'an 1249, & jetta l'effroi dans tout le pays. L' an 1250, Melec-Sala, fils du Sultan des Sarrazins, étant venu ensuite l'investir dans un lieu où il faisait raffraîchir ses troupes, une ma ladie contagieuse ayant réduit son armée dans unétat déplorable, il se trouva dans un grand embarras... Il tenta de faire repasser se trou pes à Damiette, mais elles furent taillées en pièces & il fut fait pr isonnier avec ses deux frères, Alphonse & Charles. Fut-il bientôt rach eté ? Oui,en 1254, il rendit Damiette, & donna 800000 besans d'or, q ui valaient 500000 l. Il voulut que Damiette fût pour sa rançon, & l'a rgent pous celle de ses gens, ne pouvant souffrir que sa personne fût mise à prix d'argent. Combien de tems durace voyage ? Près de cinq ans, au bout desquels il revint en France, l'an 1254, ayant appris que sa mère était morte en 1252. Cette Reine, après sa mort, fut portée sur les épaules des principaux Seigneurs de la Cour, dans l'Abbaye de Maubuisson, de l'Ordre de Cîteaux, que son fils avait fondé en 1242. ... Il s'appliqua à son retour ... à maintenir la paix dans son Royaum e, & y faire régner la justice. ... Il en fit bâtir (des églises) p lusieurs, entr'autres la SainteChapelle. Il fonda aussi l'Hôpital & l 'Eglise des Quinze-vingts à Paris, pour trois cens Gentilhommes qui l 'avaient suivi dans son expédition de la Terre Sainte, & à qui les Bar bares crevèrent les yeux. Ce Prince s'appliqua sur-tout à fairefleur ir la Religion dans ses Etats. Tout semblait y concourir ; car vers le même tems, Robert de Sorbonne, Docteur en Théologie, & fort chéri du Roi S. Louis, bâti le COLLEGE DE SORBONNE, où l'on professe la Théolo gie. C'est en effet leplus distingué de ses Collèges, & le plus célè bre dans tout le monde Chrétien. Le Roi ne fit-il rien pour le bien de son peuple ? Le calme étant universel dans son Royaume, il s'occupa à le régler par de bonnes loix, à en bannir lesviolences & l'oppress ion. Sachant que l'exemple du Prince est le loi & la coutume des Sujet s, il s'appliqua à les instruire par ses bons exemples. Il travaillai t sur-tout au soulagement des peuples. ... Il retourna à la Terre Sain te ; serendit maître de Carthage, & assiégea Tunis : mais la peste s 'étant mise dans son armée, il en fut attaqué, & mourut le 23 d'Août l 'an 1270, le cinquante- cinquième de son âge, & le quarante-quatrième de son règne. Etant au lit de la mort,il fit appeler son fils Philipp e, pour lui laisser des instructions très solides & très chrétiennes, qu'il avait, quelques tems auparavant, dressées & écrites de sa propr e main. ... Sa chair et ses entrailles furent portées en Sicile, son chef à la Sainte Chapelle de Paris, & son corps à S. Denis. Quelques années après, le Pape Boniface VIII le canonisa. ... (Sa femme et lui) eurent onze enfans, cinq filles & six fils, desquels était Philippe, surnommé le Hardy, qui régna ;deux autres moururent sans enfans, & l e sixième, savoir, Robert, Comte de Clermont en Beauvaisis, épousa Bé atrix, fille & héritière d'Agnès de Bourbon, qui l'était d'Archambaud, Seigneur de Bourbon. De ce mariage est issue la branche deBourbon, qui est venue à la Couronne 300 ans après, par le Roi Henri le Grand, en 1589. Louis IX eut ensemble les vertus d'un grand Saint, d'un gran d Roi, & d'un parfait Chrétien. Il fut humble devant Dieu, & redoutabl e aux ennemis de laFoi ; mdeste & ennemi du luxe dans le particulier : mais pompeux & superbe dans les cérémonies publiques : aussi doux & affable dans les conversations, que courageux & terrible dans les co mbats ; prodigue envers les pauvres, ménager du bien de ses Sujets, b eaucoup plus que du sien propre : libéral envers les gens de guerre & les gens de lettres ; porté d'une affection sincère à entretenir la p aix entre les Princes ses voisins : enflammé d'un zèle incroyable pour la gloire deDieu & pour la Justice ; enfin digne de servir de modèl e à tous les Princes qui veulent régner selon Dieu, & pour le bien de leurs Etats. " (Le Ragois - Instruction sur l'Histoire de France - 17 82).
IMAGEPortrait de Louis IX (Saint) de France. [suite...]Portrait de Louis IX (Saint) de France. [suite...]
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Publication : Instruction sur l'Histoire de France et Romaine - Limoges, 1782.
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