Marie Armande de RAMBURES1706

Name
Marie Armande de RAMBURES
Given names
Marie Armande
Surname
de RAMBURES
Married name
Marie Armande de Polignac de Chalençon
MarriageScipion Sidoine Appolinaire Gaspard de POLIGNAC de CHALENÇONView this family
April 22, 1686

Birth of a son
#1
Louis Armand de POLIGNAC de CHALENÇON
February 16, 1687

Death of a sonLouis Armand de POLIGNAC de CHALENÇON
1693

Death 1706

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father
mother
herself
Family with Scipion Sidoine Appolinaire Gaspard de POLIGNAC de CHALENÇON - View this family
husband
herself
Marriage: April 22, 1686
10 months
son
Scipion Sidoine Appolinaire Gaspard de POLIGNAC de CHALENÇON + Françoise de MAILLY - View this family
husband
husband’s wife
Marriage: July 9, 1709
step-son
step-son
step-son

SourceBIB_SAINT-SIMON_1856-1858
Publication: Mémoires Complets et Authentiques du Duc de Saint-Simon sur le Siècle de Louis XIV et la Régence, collationnée sur le manuscrit original par M. Chéruel et précédés d'une notice par M. Sainte-Beuve de l'Académie française. Treize tomes de 1856 à 1858. Hachette.
Note
Marie Armande de RAMBURES est fille d'Honneur de Madame la Dauphine. Saint-Simon, dans ses Mémoires, parle d'elle en ces termes : "Mme de Polignac, seul reste de la maison de Rambures avec Mme de Caderousse, sa sœur. Elle avait été fille d'honneur de Mme la Dauphine, et depuis son mariage, chassée de la cour pour avoir été trop bien avec Monseigneur ; et M. de Créqui hors du royaume pour avoir été trop bien avec elle dans le temps qu'il était leur confident. Elle s'en consola à Paris où, avec un mari qui eut toujours pour elle des égards jusqu'au ridicule, et pour qui elle n'en eut jamais le plus léger, elle mena une vie fort libre, et joua tant qu'elle put le plus gros jeu du monde. Elle eut à la fin permission de se montrer à la cour, où elle ne parut que très-rarement et des instants. Le Bordage, à qui la paresse et la passion du jeu avait fait quitter promptement le service, était de toutes les parties chez elle, et partout où elle allait. Il en devint passionné, quoique fort accusé de n'avoir pas de quoi l'être. C'était une créature d'esprit et de boutades, qui ne se mettait en peine de rien que de se divertir, de ne se contraindre sur quoi que ce fût, et de suivre toutes ses fantaisies. Elle joua tant et si bien, qu'elle se ruina sans ressource, et que, ne pouvant plus vivre ni peut-être se montrer à Paris, elle s'en alla au Puy dans les terres de son mari. La tristesse et l'ennui (quelques-uns l'ont accusée d'un peu d'aide) l'y firent tomber bientôt fort malade. Dès que le Bordage l'apprit, il y courut, et presque aussitôt après son arrivée, il fut témoin de sa triste mort. Il en fut si outré de douleur, qu'il avala tout ce qu'il fallut d'opium pour le tuer, se jeta dans sa voiture, et ordonna qu'on le menât droit chez lui en Bretagne. Il n'eut pas fait grand chemin, que l'opium opéra. Ses valets, sur le soir, s'en aperçurent qu'il était comme mort et tout près de passer. Leur surprise et quelque manège qu'ils avaient vu, leur fit deviner ce que ce pouvait être. Dans l'incertitude, ils le secouèrent et lui firent avaler du vinaigre tant qu'ils purent, puis tout ce qu'ils purent trouver de spiritueux, et avec beaucoup de peine et de temps le rechappèrent. Il le trouva si mauvais dès qu'il put être revenu à soi, qu'ils le veillèrent de bien près de peur de récidive, et malgré lui, le ramenèrent à Paris où ils avertirent ses amis et des médecins. Cette aventure fit grand bruit et plut extrêmement aux dames. Il fut longtemps sans se pouvoir consoler, et les médecins sans le pouvoir guérir. Il languit ainsi plus d'une année, et reprit après son jeu et sa vie accoutumée. Le singulier est qu'à plus de soixante-dix ans, il la mène encore sans avoir été un moment incommodé depuis."
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