Adrien JACQUELOT1546

Nom
Adrien JACQUELOT
Naissance 1546

Naissance d’un fils
#1
Philippe JACQUELOT de La MOTTE
28 mai 1595 (Âge 49 ans)
Mariage d’un enfantPhilippe JACQUELOT de La MOTTEMarguerite ALLANEAUAfficher cette famille
27 janvier 1620 (Âge 74 ans)
Adresse : St-Léonard
Décès d’un filsPhilippe JACQUELOT de La MOTTE
20 octobre 1642 (Âge 96 ans)

Décèsoui

Note
Avocat, il est conseiller au Parlement de Bretagne. Il semble avoir eu une vie assez agitée. Suite à sa captivité pour avoir refusé de suivre Henri III après l'assassinat du duc de Guise, il écrit (avec sans doute un de ses amis) un Dialogue.qu'on peut lire intégralement sur la page internet https://books.openedition.org/pur/34265#bodyftn2, dans 'Un pamphlet ligueur : le Dialogue d’Adrien Jacquelot', présenté par Dominique Le Page et Antoine Pacault : -p. 2 : Adrien Jacquelot : Né en 1546, il a commencé sa carrière en mai 1564 comme conseiller au présidial d’Angers en bénéficiant de lettres de dispense d’âge et il est devenu conseiller au Parlement de Bretagne en 1576. -p. 5 : Il fait partie de cette minorité non négligeable de parlementaires – elle s’élevait à près du quart des effectifs – qui refusa d’obéir à Henri III après l’assassinat du duc de Guise. Jacquelot aurait été convaincu d’adhérer à la Ligue par le duc de Mercœur en personne au cours des entretiens qu’il eut avec lui lors de sa venue à Nantes en compagnie du conseiller Christophe Fouquet (ils étaient accompagnés par cinq députés de la ville et un du clergé) pour obtenir la libération du premier président Claude Faucon de Ris. … Adrien Jacquelot figure parmi les officiers qui acceptent d’établir un Parlement ligueur à Nantes. -p. 9 : Adrien Jacquelot aurait écrit 'Le Dialogue' et se serait contenté de retranscrire les propos tenus par lui et ses compagnons détenus à la tour aux Foulons. Dans ce cas, le Dialogue aurait été écrit avant le 16 octobre 1589, date à laquelle Dodieu, Morin et Jacquelot sortirent de prison à Rennes pour se réfugier à Nantes, et plus certainement au printemps de cette année, entre le 4 avril, quand la ville repassa sous l’obéissance du roi, et le 30 de ce mois, date à laquelle François Le Pigeon a été inhumé en l’église de Toussaints. -p. 66 : Le conseiller Jacquelot, malgré ses sentiments pro-espagnols, continua à servir Mercœur jusqu’en 1598 puis fut réintégré au Parlement de Bretagne où il fut à l’origine d’une dynastie de conseillers qui se perpétua jusqu’au XVIIIe siècle. Sans être la victime de représailles, nos personnages ne connurent donc pas de réussite éclatante, comme si leur engagement ligueur avait compromis durablement leur avenir ainsi que celui de leur famille et les avait condamnés à des destins « ordinaires ». Dans l'ouvrage de Bonnaventure des Périers (compagnon notamment de Rabelais et François Marot), 'Le Cymbalum Mundi, précédé des Nouvelles Récréations et Joyeux Devis,' édition de 1858, page 64, on peut lire la Nouvelle XVII (qui le concerne) : "De l'advocat en parlement qui fit abbatre sa barbe pour la pareille, et du disner qu'il donna à ses amys." "Un advocat en parlement (en note 3 : Il est nommé plus loin Jaquelot ; il devint conseiller au parlement en 1553. Dans le Dialogue des avocats, d'Antoine Loisel, Étienne Pasquier parle en ces termes de ce Jaquelot, qui eut quelque réputation au barreau de Paris : « Je ne vous ai pas mis au nombre de nos advocats, plusieurs de ma connoissance qui, s'estant faits conseillers, y ont acquis du renom et de l'honneur, comme messieurs Jaquelot, Anroux et autres, qui sont aujourd'hui des premiers conseillers du Parlement ; car, encore que maistre Jaquelot eust acquis quelque nom pour avoir plaidé en la cause des Cabrières et de Merindol, si n'estoit-il que du commun, non plus que Anroux et les autres, de sorte qu'on a quasi tousjours connu estre véritable ce que l'on dit communément que, d'un médiocre advocat, on en fait un bon conseiller. »), qui estoit bien au compte de la douzaine, plaidoit une cause devant monsieur le président [p. 65] Lizet, n'agueres décédé abbé de Saint-Victor prope muros ; et, parce que c'estoit une cause d'importance, il plaidoit d'affection ; esquelles causes est tousjours advis aux advocatz, qu'ils ne sçauroyent trop expressement parler pour le proffit des parties et pour leur honneur ; et, pour ce, il redisoit d'adventure quelque poinct desjà allegué, craignant, possible, qu'ils n'eust pas esté pris de la Court (ce qu'il ne fault pas craindre à Paris) : de sorte que le président se levoit pour aller au conseil. L'advocat, ayant la matière à cueur, disoit : « Monsieur le president, encor un mot ! » Le president n'oyoit point, mais estoit aux opinions de Messieurs. L'advocat, estant affectionné, va dire : « Monsieur le president, un mot ! Eh ! un mot pour la pareille ! » Quand le président entendit parler de pareille (pour laquelle honnestement on ne se doit rien refuser), il demeure à escouter l'advocat tout à son gré, pour luy faire entendre qu'il vouloit bien faire quelque chose pour luy à la pareille : de quoy il fut bien ris ; et Dieu sçait s'il eust voulu retenir sa pareille ! Toutesfois, il dit ce qu'il vouloit dire ; et s'il gaigna ou perdit pour la pareille, le compte n'en dit rien, mais bien dit que l'advocat dont est question portoit longue barbe, chose, encores qu'elle ne fust plus nouvelle (car assez d'aultres en portoyent, et de l'estat mesme d'advocat), toutesfois ne plaisoit pas à monsieur [p. 66] Lizet, parce que de son regne avoit esté faict l'edict des barbes, lequel pourtant n'avoit pas tenu longuement, car on suivit la mode de court, là où chascun portoit barbe indifféremment. Suyvant propos, il advint que de là à quelques jours l'advocat mesme plaidoit une autre cause, ledit seigneur president estant lors en ses bonnes ; lequel, quand ce vint prononcer l'arrest, y adjousta une queue en disant : « Et quand et quand, et pareillement, Jaquelot, vous ferez ceste barbe ? » Et, avec une petite pausette, dit : « Pour la pareille. » De quoy il fut encores mieux ris qu'il n'avoit esté la première fois, car ceste pareille estoit encores de fresche memoire. Il fut contrainct d'abbatre sa barbe ; aultrement il n'eust jamais eu patience à monsieur le president, auquel il devoit ceste pareille. Environ ce mesme temps, Jaquelot se trouva en compagnie de gens de bonne chere, faisant le sixiesme. en la maison de l'abbé de Chatelus, là où ilz desjunèrent ; mais assez sommairement, parce que possible ne se trouverent pas viandes prestes sus l'heure, et qu'ilz estoyent tous familiers : desquels Chatelus se dispensa privément. Jacquelot, au departir, les convia à disner, et appella encores quelques-uns de ses amis, qui disnerent tous ensemble familierement. Et y estoit entre autres un personnage dont le nom est bien congneu en la France, tant pour son tiltre d'honneur que de son scavoir : lequel avoit esté au desjuner de Chatelus. Et de sa part je croy bien qu'il se contentoit bien de chacun des traitementz, car les hommes de respect prennent garde à la bonne chere des personnes, plus qu'à l'exquisition des viandes. Toutesfois, [p. 67] par maniere de passe-temps, il en fit un epigramme : Chatelus donne a desjuner A six, pour moins d'un carolus, Et Jaquelot donne a disner A plus, pour moins que Chatelus. Après les repas dissolus, Chacun s'en va gay et fallot. Qui me perdra chez Chatelus Ne me cherche chez Jaquelot."
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