Jacques FRADIN de CHÂTAIN1622

Nom
Jacques FRADIN de CHÂTAIN
Naissance vers 1622
Mariage d’un parentJacques FRADIN de La CANTINOLIÈREFrançoise SANSAULTAfficher cette famille
après 1622

MariageGabrielle PIDOUX du CHAILLOUAfficher cette famille
11 novembre 1647 (Âge 25 ans)

Profession
Magistrat

Baptême d’une filleJacquette FRADIN de CHÂTAIN
24 juin 1650 (Âge 28 ans)
Adresse : St-Nicolas
Naissance d’un fils
#1
Charles FRADIN de CHÂTAIN
31 juillet 1651 (Âge 29 ans)

Baptême d’un filsCharles FRADIN de CHÂTAIN
18 mai 1653 (Âge 31 ans)
Adresse : St-Nicolas
Naissance d’un fils
#2
Jacques FRADIN de CHÂTAIN
21 mai 1655 (Âge 33 ans)
Baptême d’un filsJacques FRADIN de CHÂTAIN
26 août 1657 (Âge 35 ans)
Adresse : St-Nicolas
Décès d’une épouseGabrielle PIDOUX du CHAILLOU
avant 1660 (Âge 38 ans)

Contrat de mariageMarie Agnès AGUE de La MOTTE-ROUGEAfficher cette famille
3 mai 1660 (Âge 38 ans)
Note : S'écrivait Bruslain à l'époque
MariageMarie Agnès AGUE de La MOTTE-ROUGEAfficher cette famille
31 mai 1660 (Âge 38 ans)
Adresse : S'écrivait Bruslain à l'époque
Décès d’une demi-sœurMarie FRADIN de La CANTINOLIÈRE
après 1662 (Âge 40 ans)

Mariage d’un enfantCharles FRADIN de CHÂTAINAnne Jeanne de GUILLAUMEAUAfficher cette famille
11 janvier 1677 (Âge 55 ans)
Adresse : St-André
_ACT : p
Source : CM
Note :
État-Civil d'Angoulême (16) - Mariages - 11 janvier 1677 Le onziesme jour de janvier 1677, après les fiançailles et la publication des bans du mariage de Charles FRADIN, de la parroisse de St Nicolas de Sivray, et damoiselle Jeane GUILLAUMEAU, de la parroisse de St André, ne s'estant trouvé aucunempeschement, je, p(rê)tre et chanoine soubssigné, avec la permission de Mons. Le grand vicaire et de Mons. Le curé de St André, les ay mariés et leur ay donné la bénédiction nuptiale selon les formes de l'église, présents les soubssignés, (Ont signé : Charles Fradin, Jeanne Guilleaumeau, M. Guillaumeau, M. de Pontignac, J. de Pontignac, C. de Chalonne, J. Tangelade, M. ?, Françoise Guillaumau, F. Guillaumeau, Denis Saugier)
Baptême religieuxJacques Marie FRADIN de BELABRE
6 février 1678 (Âge 56 ans)
Décès de la mèreFrançoise TAHOURDIN
9 avril 1681 (Âge 59 ans)

Mariage d’un enfantCharles FRADIN de CHÂTAINMarguerite BOYNET de La TOUCHE-FRESSINETAfficher cette famille
1 septembre 1687 (Âge 65 ans)
Adresse : St-Porchaire
Décès d’un filsCharles FRADIN de CHÂTAIN
8 janvier 1721 (Âge 99 ans)
Enterrement d’un filsCharles FRADIN de CHÂTAIN
12 février 1721 (Âge 99 ans)

Décès d’un filsJacques FRADIN de CHÂTAIN
3 avril 1739 (Âge 117 ans)
Décèsoui

Famille avec les parents - Afficher cette famille
père
mère
Mariage : vers 1620
3 ans
lui
La famille du père avec Françoise SANSAULT - Afficher cette famille
père
belle-mère
Mariage : après 1622
demi-sœur
Famille avec Gabrielle PIDOUX du CHAILLOU - Afficher cette famille
lui
épouse
Mariage : 11 novembre 1647
3 ans
fille
Jacquette FRADIN de CHÂTAIN
Baptême religieux : 24 juin 1650 28 24Civray, Vienne, Nouvelle-Aquitaine, France
Décès :
13 mois
fils
4 ans
fils
Jacques FRADIN de CHÂTAIN
Naissance : 21 mai 1655 33 28Civray, Vienne, Nouvelle-Aquitaine, France
Décès : 3 avril 1739La Chapelle-Bâton, Vienne, Nouvelle-Aquitaine, France
Famille avec Marie Agnès AGUE de La MOTTE-ROUGE - Afficher cette famille
lui
épouse
Mariage : 31 mai 1660Brûlain, Deux-Sèvres, Nouvelle-Aquitaine, France

SourceBIB_FRADIN-ROBERT_1955
Publication : Une Vieille Famille de France, Les Fradin du XIIIe à nos Jours, 1955
Contrat de mariage
S'écrivait Bruslain à l'époque
Note
Écuyer, il est Seigneur de Châtain et Bagoire. D'après Robert Fradin de La Renaudière, Une Vieille Famille de France, Les Fradin du XIIIe à nos Jours, page 135 : Jacques FRADIN, seigneur de Chatain, fut nommé par provisions du 23 août 1645 conseiller du Roi, président lieutenant-général commissaire examinateur et enquêteur au siège royal de Civray. À la suite de cette nomination, il se présenta devant la chambre des enquêtes du parlement pour y subir l'examen de rigueur. Ce dernier fut assez brillant pour que cette haute juridiction jugeât bon de déclarer notre ancêtre "suffisant et capable, mesme digne de plus grande charge, s'il en estoit pourvu". Jacques FRADIN fut le premier qui, à Civray, eut la charge de président en même temps que celle de lieutenant-général. POUVOIRS DU LIEUTENANT-GÉNÉRAL Le sénéchal de Civray résidait toujours en dehors de son district Le lieutenant-général le représentait dans toute la circonscription de la sénéchaussée, et en son nom il exerçait toutes les fonctions administratives et judiciaires. En l'absence et sous l'autorité du sénéchal il convoquait les ban et arrière-ban. En matière judiciaire, le lieutenant-général jugeait en première instance les affaires civiles ; il était chargé de l'instruction des affaires et prenait part aux jugements avec voix délibérative, en qualité de conseiller du Roi. Le lieutenant-général avait le premier rang dans les cérémonies publiques, dans les assemblées générales et particulières. Il précédait tous les autres officiers et même les gentilshommes. À lui seul appartenait la présidence de l'assemblée générale des trois état, lorsque celle-ci avait lieu. Si la dignité de lieutenant-géneral valait à son titulaire les premiers honneurs dans tout le ressort de la sénéchaussée, elle n'était cependant pas exempte de soucis pour lui. Il devait, en effet, réagir contre le laisser-aller, allant parfois jusqu'au manque de conscience de ses subordonnés, magistrats et officiers de judicature. Si nous en croyons Colbert de Croissy dans son rapport au Roi Louis XIV sur l'État du Poitou au XVIIème siècle, la justice à Civray "était peu de chose et les officiers qui y étaient, avaient réputation d'être peu habiles et peu honnêtes gens, et c'était le bruit commun, que les chicannes et les frais y étaient excessifs, et que la corruption était grande". Une affaire de billet de logement Un pasteur protestant de Civray, Jean Masson, avait obtenu le 22 avril 1640 des conseils du Roi un arrêt qui l'exemptait de loger les gens de guerre en sa demeure. Malgré cet arrêt, le lieutenant-général, qui était Jacques FRADIN, délivra un billet de logement à un sieur Baron "soi-disant cornette" (c'est-à-dire porte-étendard) de la Compagnie de chevaux-légers de Monsieur de Thieux. Muni de cette pièce, le militaire se présenta au domicile du pasteur avec plusieurs [p. 136] cavaliers de sa compagnie. Le ministre protestant s'étant refusé à lui ouvrir sa maison, Baron contraignit ce dernier par la violence à le laisser pénétrer chez lui et, le pistolet à la main, il obligea le pasteur à lui verser une somme de 8 livres pour 2 journées de subsistance, comme il était prévu sur le billet de logement. Cette violation par la force du domicile de Jean Masson ne fut pas sans provoquer quelques rumeurs dans le quartier. Les voisins accoururent. On en vint aux coups. Plusieurs habitants furent blessés, dont l'un à la main. Comment se termina cette affaire ? Aucun document ne le précise. ORATEUR Jacques FRADIN, semble-t-il, était doué d'une certaine éloquence naturelle. Nombreux furent les discours qu'il prononça en diverses circonstances. Lorsqu'on 1659, le jeune Roi Louis XIV traversa Poitiers en compagnie de la Reine-Mère pour aller épouser, en vertu du traité des Pyrénées qui scellait la paix entre la France et l'Espagne, l'infante Marie-Thérèse, fille de Philippe IV, Roi d'Espagne, Jacques FRADIN fut délégué par la ville de Civray pour aller complimenter en son nom le Roi et la Reine-Mère. À l'instar des corps constitués de la ville de Poitiers et de la Province, notre parent prit la parole devant les souverains et, paraît-il, ne s'en tira pas mal du tout, à en croire les "Affiches du Poitou". Son mariage une fois célébré, Louis XIV revint d'Espagne en 1660 accompagné de sa jeune femme et de la Reine-Mère, il s'arrêta aux Maisons-Blanches, près de Ruffec. Là, Jacques FRADIN, au nom de la ville de Civray, harangua de nouveau le Roi et les deux Reines, le 4 juillet et il prit part à la collation qui fut offerte à leurs Majestés, par le seigneur de Puyguyon. Outre le Roi et les Reines, notre parent, à plusieurs reprises, eut à complimenter, en diverses occasions, des personnages illustres. Ce fut ainsi notamment que, lorsque le prince de Turenne, seigneur engagiste du comté du Civray, revint du mariage du Roi, en Espagne, et s'arrêta chez le duc de la Rochefoucauld le 3 juillet 1660, Jacques FRADIN vint le haranguer au nom des habitants de la sénéchaussée. Seize années auparavant, le 14 avril 1646, notre parent avait complimenté le prince de Marcillac, gouverneur et lieutenant-général en Poitou. L'éloquence de notre ancêtre était justement appréciée de ses concitoyens, si nous en jugeons par cet article publié dans les Affiches du Poitou de 1781 : "Ses compliments sont bien écrits et dans le vrai genre qui convient à ces sortes d'ouvrages. Ils sont sans longueur et sans emphase" (Affiches du Poitou, 20 décembre 1781, lettre d'un correspondant anonyme du Civray). À plusieurs reprises enfin, Jacques FRADIN prononça le discours de rentrée du tribunal à l'ouverture de la session, entre autres : en hiver 1659, en novembre 1661, le 7 novembre 1664. Jacques FRADIN réunit tous ses principaux discours en un volume intitulé "Compliments de Messire FRADIN, président et Lieutenant-général du Roy" Poitiers 1654. Au début de l'ouvrage, notre parent donne les raisons pour lesquelles il a cru bon de le publier. Ce n'est, [p. 137] en effet, selon lui, que sur les instances de ses amis qu'il a rassemblé ses discours, et cela afin d'en distribuer une partie aux personnages élevés en dignité, qui avaient pour lui de la considération et l'autre partie à ceux qui lui témoignaient une réelle affection. À tous, il demandait d'excuser les défauts de cet ouvrage, les priant de ne s'arrêter qu'à ce qui pourrait s'y trouver de bon et d'utile et de ne pas exposer son livre à la censure du public. SEIGNEUR Il semble que Jacques FRADIN n'était plus en possession de la Cantinolière, qui depuis fort longtemps nous l'avons vu, était tenue par ses aïeux, car, dans les documents officiels, il ne porte plus le titre de seigneur de ce fief. Par contre, il acquit, durant sa vie, les 2 fiefs de Châtain et de Bagoire. Nous ne savons pour ainsi dire rien sur le domaine de Chatain, qui se trouvait situé sur la paroisse de ce nom, aujourd'hui commune du canton de Charroux. Nous sommes plus renseignés sur le domaine de Bagoire. Jacques FRADIN en fit l'achat le 9 juin 1656 à François de Gaing, chevalier, seigneur d'Availles, Haulmont et la Cousture, et à Marguerite PIDOUX, son épouse, qui tous deux habitaient Haulmont, paroisse de Remeneuil. Ce domaine se trouvait situé sur la paroisse de Saint Clémentin de Civray. Il comprenait une demeure seigneuriale et un bois de hautes futaies nommé le bois de Bagoire. De la belle demeure seigneuriale il ne restait, à la fin du XIXème siècle, que des vestiges. On y voyait encore une belle fenêtre à meneaux sur l'ancienne façade coupée par des bâtiments modernes, une autre fenêtre plus petite derrière la maison, et au rez-de-chaussée ainsi qu'au premier de très vastes cheminées à moulures de pierre de Blanzay, surmontées d'un écusson malheureusement gratté. Au-dessus d'une porte intérieure était aussi sculpté un blason. Cette terre restera aux FRADIN de BELABRE pendant plus de 200 ans. Le 10 mars 1669, il est mentionné avec sa seconde épouse dans un acte de foi et hommage rendu au Roi. Il est condamné, les 29 août 1668 et 15 juillet 1670 pour usurpation du titre d'Écuyer par M. Barentin, à 100 livres d'amende.
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