Emmanuel Henri de BEAUMANOIR-LAVARDINÂge : 19 ans16841703

Nom
Emmanuel Henri de BEAUMANOIR-LAVARDIN
Naissance juillet 1684 40

Naissance d’une sœurMarie Anne Romaine de BEAUMANOIR-LAVARDIN
11 septembre 1688 (Âge 4 ans)
Mariage d’un(e) demi-frère/demi-sœurLouis Charles Edme de La CHÂTREMarie Charlotte de BEAUMANOIR-LAVARDINAfficher cette famille
13 mai 1694 (Âge 9 ans)

Décès du pèreHenri Charles de BEAUMANOIR-LAVARDIN
29 août 1701 (Âge 17 ans)
MariageMarie Françoise de NOAILLESAfficher cette famille
20 février 1703 (Âge 18 ans)

Décès 15 novembre 1703 (Âge 19 ans)
Cause du décès : Il est tué au combat.
Famille avec les parents - Afficher cette famille
père
mère
Mariage :
lui
4 ans
sœur plus jeune
sœur
La famille du père avec Françoise Paule Charlotte d'ALBERT - Afficher cette famille
père
belle-mère
Mariage : 3 février 1667
23 mois
demi-sœur
3 ans
demi-sœur
Famille avec Marie Françoise de NOAILLES - Afficher cette famille
lui
épouse
Mariage : 20 février 1703

SourceBIB_SAINT-SIMON_1856-1858
Publication : Mémoires Complets et Authentiques du Duc de Saint-Simon sur le Siècle de Louis XIV et la Régence, collationnée sur le manuscrit original par M. Chéruel et précédés d'une notice par M. Sainte-Beuve de l'Académie française. Treize tomes de 1856 à 1858. Hachette.
Note
Marquis de Lavardin, il est Lieutenant Général pour le Roi en Basse-Bretagne. D'après Saint-Simon, dans ses Mémoires : "En mourant, il (son père) défendit à son fils d'épouser une Noailles sous peine de sa malédiction, et conjura le Cardinal de Noailles, à qui il le recommanda, de ne pas le souffrir. Je ne sais quel mécontentement il avait eu d'eux, mais il comprit que son fils étant riche, et ayant de protection pour entrer dans le monde, pour avoir un régiment et surtout pour obtenir la lieutenance générale de Bretagne, sur laquelle il n'avait que cent cinquante mille livres de brevet de retenue, les Noailles, à l'affût des bons partis, tâcheraient bien de ne pas manquer celui-là, qui s'y livrerait volontiers pour trouver ces avantages, et c'est ce qui l'engagea à y mettre tout l'obstacle que l'autorité paternelle, la religion et la confiance forcée en son beau-père, pour le piquer d'honneur, lui purent suggérer ; mais Lavardin eut le sort des rois, dont les volontés sont après leur mort autant méprisées que redoutées de leur vivant... Les Noailles empêchèrent que le roi disposât de la charge, quoique fort demandée, et laissèrent croître le petit garçon qui n'avait que seize ans à la mort de son père, et aucun parent proche en état de s'opposer à leurs volontés. Ils en prirent soin comme en étant les plus proches ; ils le gagnèrent, ils effacèrent ou affaiblir dans son esprit la défense et l'imprécation que son père lui avait prononcée à la mort ; ils lui montrèrent un régiment, la charge de son père, les cieux ouverts à la cour en épousant une de leurs filles. Le jeune homme ne connaissait qu'eux, il se laissa aller, le mariage se conclut et s'excuta moyennant la charge : on fut surpris avec raison de la mollesse du Cardinal de Noailles. Ceux... ne purent comprendre sa complaisance pour sa famille en une occasion qui demandait toute sa fermeté ; mais les saints ne font pas toujours des actions vertueuses, ils sont hommes, et ils le montrent quelquefois... Ce mariage ne dura pas un an. Le jeune Beaumanoir fut tué à la fin de la campagne, à la bataille de Spire ; finit son nom et sa maison, laissa ses deux sœurs héritières, et sa charge en proie aux Noailles, qui en marièrent une autre fille à Châteaurenauld, fils de celui que nous venons de voir faire maréchal de France et qui eut la lieutenance générale de Bretagne."
Note
#Générale# Ils n'ont pas de postérité.
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