Joseph Alphonse Omer de VALBELLEAge: 50 years17291779

Name
Joseph Alphonse Omer de VALBELLE
Birth June 19, 1729 27
Death of a fatherAndré Geoffroy de VALBELLE-MEYRARGUES
February 17, 1735 (Age 5 years)

Marriage of a siblingHenri de CASTELLANEAnne Marguerite Alphonsine de VALBELLE-MEYRARGUESView this family
September 14, 1745 (Age 16 years)

Death of a brotherJoseph Ignace de VALBELLE-MEYRARGUES
August 7, 1766 (Age 37 years)

Occupation
Militaire

Will June 26, 1773 (Age 44 years)

Death October 18, 1779 (Age 50 years)
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father
mother
Marriage: June 1, 1723
brother
sister
himself
Joseph Alphonse Omer de VALBELLE
Birth: June 19, 1729 27Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France
Death: October 18, 1779, Paris, Ile-de-France, France

SourceBIB_ACHARD-PROVENCE_1787
Publication: Histoire des Hommes Illustres de la Provence Ancienne et Moderne, 2 t., 1787.
Note
Marquis de Valbelle, il est Maître de Camp du Régiment de Berry-Cavalerie en 1749 ; Maréchal de Camp en 1762, et Lieutenant Général de Provence. Il ne se marie pas. Claude François Achard, dans son ouvrage, Histoire des Hommes Illustres de la Provence, 2ème partie, p. 286, consacre un article à son sujet : Joseph-Alphonse-Omer, Comte de Valbelle d'Oraison, "issu des anciens Vicomtes de Marseille, Maréchal des Camps & armées du Roi, Baron du Dauphiné, Marquis de Tourves, Rians & Montfuron, Comte de Sainte Tulle, Vicomte de Cadenet, Baron de Meyrargues, Seigneur de Cucuron & autres lieux, Lieutenant du Roi en Provence, &c. nâquit à Aix en 1729 d'André-Jeoffroi de Valbelle-Tourves & de Marguerite-Delphine de Valbelle-Meyrargues. Il reçut de la nature les grâces qui font l'homme aimable ; l'éducation lui procura les qualités de l'homme de Cour & les dons de la fortune en firent le plus riche Seigneur de la Provence. Mais son âme noble & sa générosité, dont il n'a cessé de donner les plus grandes preuves, ont éternisé sa mémoire & rendu son nom cher à ses compatriotes. Nous tracerons légèrement une esquisse des actions les plus honorables à ce digne Citoyen. Heureux le mortel, qui verse comme lui des trésors dans le sein de l'infortune ! il trouve, dans l'expression de son cœur, la première récompense due à ses bienfaits. Intrépide & courageux, Valbelle parut à la tête des armées, dès sa première jeunesse. Il n'oublia jamais ce qu'un militaire doit à son Prince & à l'État. Mais il savait aussi que la valeur mérite des récompenses, & il procura des grades à ceux qui s'en étoient rendus dignes. Nous rappellerons volontiers un trait de générosité de Valbelle, qui mérite de passer jusques aux siècles les plus reculés. Il demandoit, en faveur d'un Officier de mérite, le payement d'une pension qui depuis longtems n'étoit point acquittée. Malgré les instances les [p. 287] plus pressantes, le Ministre n'accordoit point sa demande. Son zèle le porte à exposer de nouveau les services & le besoin de son protégé : il prie de retrancher sur ses appointemens, ce qui revient à cet Officier ; & le Ministre, frappé de cette manière de solliciter, se rend à ses prières. Rendu à lui-même, Valbelle rassembla dans son château de Tourves la plus brillante noblesse de la Provence, qui venoit y admirer la collection nombreuses & choisie des merveilles de l'art rassemblées par le bon goût. Là Valbelle fit ses délices de l'amitié & la plus chère occupation de la bienfaisance. Il vêcut célibataire, & en lui s'éteignit la famille de Valbelle. Il mourut à Paris le 18 Octobre 1779 à l'âge de 49 ans. Son corps fut transporté à la Chartreuse de Montrieux qu'un de ses ayeux avoit enrichie, & qu'il avoit lui-même comblée de bienfaits. Ses vassaux pleurèrent sa perte, & ses concitoyens ne se rappelèrent son nom qu'en versant des larmes. Valbelle aima les Lettres, il protégea les Arts. Les différens legs qu'il fit par son testament du 26 Juin 1773, sont des monumens de sa munificence & de son patriotisme, que les Provençaux se rappellent avec reconnoissance, & que nos voisins liront avec admiration. La Chartreuse de Montrieux, à laquelle il laissa son cœur, comme un gage précieux de sa tendre affection, fut le premier objet de sa libéralité. Il laissa à cette Maison, une somme de six mille livres & il en légua vingt mille pour le mausolée qu'on devoit élever sur son tombeau. C'étoit peu pour ce bon Patriote d'avoir répandu l'aisance dans les familles pauvres. Il voulut qu'après sa mort, il fut pris dans son héritage une somme suffisante pour doter vingt pauvres filles, & qu'ensuite chaque année, il fut donné 550 livres à une fille d'Aix, du tiers-état, pour servir à l'établir. Il légua au corps de la Noblesse une somme destinée à secourir un Gentilhomme qui aura servi avec distinction sur mer ou sur terre, pendant dix ans. La protection qu'il avoit accordée aux lettres, le porta à présenter à l'Académie Françoise, mille louis dont les intérêts doivent servir d'encouragement aux talens naissans. Cette respectable compagnie, fit élever le buste de Valbelle, dans le Temple des Muses, le 25 Août 1779, & l'un des ses membres publia les louanges du Citoyen, dont elle honoroit la mémoire. Valbelle avoit donné pendant sa vie des fonds considérables pour l'embellissement du Cours de la Ville d'Aix. Il légua à sa Patrie 30 mille livres, pour être employées à élever une obélisque, au milieu de la place des Minimes, dans le chemin qui conduit d'Aix à Avignon. Nous n'avons de ce Savant, qu'un ouvrage, dans lequel il fait des représentations aux Puissances Ecclésiastiques en faveur de cette classe d'hommes frappés des anathèmes de l'Église, qui instruisent les hommes en les amusant agréablement. Son style fait désirer qu'il se fût attaché à la composition de quelque ouvrage plus intéressant : il avoit tous les talens propres à le faire réussir. Sa conversation étoit gaie, son imagination vive, & sa narration agréable. Il plaisantoit avec finesse, & l'on a dit [p. 288] de lui, que pour donner aux Étrangers l'idée d'un François aimable, il falloit leur présenter Valbelle."
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