Alphonse Joseph de VALBELLEÂge : 70 ans16841754

Nom
Alphonse Joseph de VALBELLE
Naissance 1684

Mariage d’un(e) frère/sœurCosme Maximilien Louis Joseph de VALBELLEAnne Marie de DEMANDOLSAfficher cette famille
janvier 1704 (Âge 20 ans)

Décès d’un frèreClaude Léon de VALBELLE
11 septembre 1709 (Âge 25 ans)
Adresse : Malplaquet
Cause : Il est tué durant la bataille de Malplaquet.
Décès du pèreJoseph de VALBELLE
1722 (Âge 38 ans)

Profession
Religieux

Décès 13 juin 1754 (Âge 70 ans)

SourceBIB_SAINT-SIMON_1856-1858
Publication : Mémoires Complets et Authentiques du Duc de Saint-Simon sur le Siècle de Louis XIV et la Régence, collationnée sur le manuscrit original par M. Chéruel et précédés d'une notice par M. Sainte-Beuve de l'Académie française. Treize tomes de 1856 à 1858. Hachette.
Note
Entré en Religion, il est Évêque de St-Omer (62) en 1727. Saint-Simon, dans ses Mémoires, parle de lui en ces termes (à propos de la condamnation en 1699 des "Maximes des Saints", de l'Archevêque de Cambrai) : "Valbelle, évêque de Saint-Omer, Provençal ardent à la fortune, n'eut pas honte, comptant plaire, d'ajouter douleur à la douleur. Il proposa dans l'assemblée qu'il n'y suffisait pas de condamner le livre des Maximes des saints, si on n'y condamnait pas en même temps tous les ouvrages que M. de Cambrai avait faits pour le soutenir. L'archevêque répondit modestement qu'il adhérait de tout son cœur à la condamnation de son livre des Maximes des saints, et qu'il n'avait pas attendu, comme on le savait, cette assemblée pour donner des marques publiques de son entière soumission au jugement qui avait été rendu, mais qu'il croyait aussi qu'il ne devait pas l'étendre à ce qui n'était point jugé ; que le pape était demeuré dans le silence sur tous les écrits faits pour soutenir le livre condamné ; qu'il croyait devoir se conformer entièrement au jugement du pape en condamnant comme lui le livre qu'il avait condamné, et demeurant comme lui dans le silence sur tous les autres écrits à l'égard desquels il y était demeuré. Il n'y avait rien de si sage, de si modéré, ni de plus conforme à la raison. Elle ne satisfit point M. de Saint-Omer qui voulait se distinguer et faire parler de lui. Il prit feu, et insista par de longs et violents raisonnements que M. de Cambrai écouta paisiblement sans rien dire. Quand le Provençal fut épuisé, M. de Cambrai dit qu'il n'avait rien à ajouter à la première réponse qu'il avait faite à la proposition de M. de Saint-Omer, ainsi que c'était aux deux autres prélats à décider, à l'avis desquels il déclarait par avance qu'il s'en rapporterait sans répliquer. MM. d'Arras et de Tournai se hâtèrent d'opiner pour l'avis de M. de Cambrai, et imposèrent avec indignation à M. de Saint-Omer, qui ne cessa de murmurer et de menacer entre ses dents. Il se trouva loin de son compte. Le gros du monde s'éleva contre lui ; la cour même le blâma, et quand il y reparut il n'y trouva que la froideur parmi ceux même qu'il regardait comme ses amis, et qui ne l'étaient ni de M. de Cambrai ni des siens."
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