Joseph Antoine Raymond de BRUNY d'ENTRECASTEAUXÂge : 55 ans17371793

Nom
Joseph Antoine Raymond de BRUNY d'ENTRECASTEAUX
Naissance 8 novembre 1737 36
Décès de la mèreDorothée de LESTANG-PARADE
1763 (Âge 25 ans)

MariageJean Baptiste Raymond Guillaume de BRUNY d'ENTRECASTEAUXAngélique Pulchérie de CASTELLANE de SAINT-JUERSAfficher cette famille
10 novembre 1776 (Âge 39 ans)
Décès du pèreJean Baptiste de BRUNY d'ENTRECASTEAUX
février 1792 (Âge 54 ans)

Profession
Militaire

Décès 20 juillet 1793 (Âge 55 ans)
Note : Il meurt du scorbut en mer.
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père
mère
Mariage : 3 juillet 1724
3 ans
frère plus âgé
frère
lui
Joseph Antoine Raymond de BRUNY d'ENTRECASTEAUX
Naissance : 8 novembre 1737 36Entrecasteaux, Var, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France
Décès : 20 juillet 1793, Île de Java, Indonésie

Décès
Il meurt du scorbut en mer.
Note
Élève des Jésuites et très bon en mathématiques, il est reçu garde de la marine à Toulon, le 4 juillet 1754. Il embarque, le 28 avril 1755, sur la frégate La Pomone et va aux Antilles et à Cuba. Le 22 mai 1756, il embarque sur la galère La Duchesse à Toulon. Le 8 janvier 1757, il embarque sur la frégate La Junon, puis, le 2 avril 1757, sur La Minerve, une frégate neuve. Le 17 avril 1758, il est Enseigne de vaisseau. Ensuite, il embarque sur la galère le Brave, puis sur la frégate La Gracieuse. Embarqué sur L'Ambitieuse, il entre début 1760 aux Canonniers de la Marine où il devient lieutenant d'Artillerie en second. Il vient d'avoir 25 ans. En mai 1767, il embarque sur la frégate La Pléiade comme officier canonnier. En juillet 1769, son premier commandement se termine par un naufrage au large de Porto-Vecchio, mais il réussit à sauver tout son équipage. Il est fait Lieutenant de Vaisseau le 1er février 1770. Il repart sur L'Atlante puis sur L'Alcméne, en 1776, cette dernière commandée par son cousin de Suffren. Il est fait chevalier de Saint-Louis. En 1777, il commande la frégate La Mignonne, jusquen 1780. Il a été fait Capitaine de Vaisseau le 13 mars 1775. Le 30 avril 1781, il prend le commandement d'un trois ponts, Le Majestueux. Il a un équipage de 1200 marins et soldats nécessaires à la manœuvre des 110 canons. En 1783, il prend le commandement du Robuste. Il passe ensuite sur le Puissant, un vaisseau tout neuf avec lequel il fait voile sur Toulon. L'accompagnent 15 vaisseaux, 13 frégates, 6 corvettes, tous doublés en cuivre. Après deux années de campagne contre les Anglais, il prend un repos de quatre mois au château d'Entrecasteaux, chez son père et chez son frère à Aix. Le 23 janvier 1785, il reçoit une pension de 2000 livres sur le trésor Royal, qui s'ajoute à la pension de 1000 livres qu'il touche déjà. Le 19 mars 1785, il est à Brest et commande La Résolution. Le Roi écrit "Sa Majesté attend que dans toutes les circonstances le sieur chevalier d'Entrecasteaux justifie l'opinion avantageuse quelle a de ses lumières, de sa prudence et de sa fermeté". Il effectue une campagne, à contre mousson, pour tenter de découvrir une nouvelle route de la Chine "pour favoriser le commerce français". Il croise alors le comte de La Pérouse entre Macao et Manille et atteint Formose et Canton. Il revient à Pondichéry et est nommé Gouverneur de LÎle de France (Île Maurice) et de l'île de Bourbon (La Réunion) où il arrive le 25 novembre 1787, jusqu'en novembre 1789. En juin 1790, il commande Le Patriote, un vaisseau armé par la Constituante en Atlantique pour contenir les Anglais, une fois de plus. Le 27 mai 1791, il reçoit du ministre de le marine la lettre lui annonçant la grande décision : "Je vous annonce avec plaisir que le roi a bien voulu vous nommer commandant des deux bâtiments qui vont être armés pour aller à la recherche de monsieur de La Pérouse". Il est fait Vice Amiral le 29 juin 1792. Parti à la recherche de La Pérouse, il est atteint du scorbut près des îles Salomon. Le 8 juillet 1793, il écrit les dernières lignes de son journal : "Lorsque nous sommes parvenus à l'extrémité septentrionale de la Nouvelle-Bretagne, je me décidais à faire route au N.O. pour me rendre à l'île de Java où il devenait de jour en jour plus pressant d'arriver. Le vin qui nous restait à bord s'était aigri, nos farines étaient échauffées et nous commencions à être dépourvus de toute espèce de provisions. La santé des équipages, épuisés par les fatigues d'une navigation longue et pénible, exigeait que nous puissions relâcher dans un pays qui nous offrit d'assez grandes ressources pour réparer leurs forces et nous réapprovisionner de nouveau". Il meurt le 20 juillet, à 7 heures du soir. Le commandant d'Auribeau écrit : "Nous avons perdu le père le plus tendre, le plus grand officier du siècle, l'homme le plus vertueux". Il ne s'est pas marié et n'a pas laissé de postérité.
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