Jean Baptiste Jérôme de BRUNYÂge : 70 ans17241795

Nom
Jean Baptiste Jérôme de BRUNY
Naissance 29 août 1724 34 36
Adresse : St-Martin
Naissance d’une sœurFrançoise Catherine de BRUNY
1731 (Âge 6 ans)
Naissance d’une sœurMarie Louise Gabrielle de BRUNY
1733 (Âge 8 ans)

Naissance d’une sœurMarie Anne Rose de BRUNY
1736 (Âge 11 ans)
Naissance d’un frèreJean Pierre Alexandre Gérard de BRUNY
1739 (Âge 14 ans)

Naissance d’une sœurGeneviève Angélique Joséphine de BRUNY
1740 (Âge 15 ans)

Mariage d’un(e) frère/sœurLouis Charles Marie d'ARNAUD de ROUSSETMarie Louise Gabrielle de BRUNYAfficher cette famille
20 novembre 1754 (Âge 30 ans)
Contrat de mariageJeanne Julie Joseph de VENANT d'IVERNYAfficher cette famille
8 août 1758 (Âge 33 ans)
Note : Devant Me Bouet Not.
MariageJeanne Julie Joseph de VENANT d'IVERNYAfficher cette famille
1758 (Âge 33 ans)
Naissance d’une fille
#1
Pauline de BRUNY
9 août 1767 (Âge 42 ans)
Naissance d’un fils
#2
Marie Jean Joseph de BRUNY
21 novembre 1768 (Âge 44 ans)

Décès d’une sœurFrançoise Catherine de BRUNY
1771 (Âge 46 ans)

Décès du pèreFrançois de BRUNY
22 novembre 1772 (Âge 48 ans)
Adresse : Château
Décès de la mèreMarie Louise de SOUSSIN
1772 (Âge 47 ans)
Adresse : Château
Enterrement du pèreFrançois de BRUNY
23 novembre 1772 (Âge 48 ans)
Décès d’une sœurGeneviève Angélique Joséphine de BRUNY
1775 (Âge 50 ans)
Adresse : St-Roch
Décès d’une épouseJeanne Julie Joseph de VENANT d'IVERNY
10 septembre 1776 (Âge 52 ans)

Décès d’un frèreJean Pierre Alexandre Gérard de BRUNY
1777 (Âge 52 ans)

Décès d’une sœurMarie Louise Gabrielle de BRUNY
1783 (Âge 58 ans)

Mariage d’un enfantAimable Victor Joseph François de PAULE de SEYSTRES de CAUMONTPauline de BRUNYAfficher cette famille
vers 1790 (Âge 65 ans)

Note : Ils n'ont pas de postérité.
Décès 17 février 1795 (Âge 70 ans)
Note : Il meurt à l'âge de 69 ans.
Famille avec les parents - Afficher cette famille
père
mère
Mariage : 10 janvier 1719Marseille 02, Marseille, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France
6 ans
lui
Jean Baptiste Jérôme de BRUNY
Naissance : 29 août 1724 34 36Marseille 01, Marseille, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France
Décès : 17 février 1795Uzès, Gard, Occitanie, France
7 ans
sœur plus jeune
3 ans
sœur plus jeune
4 ans
sœur plus jeune
Marie Anne Rose de BRUNY
Naissance : 1736 46 48Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France
Décès : 1805
4 ans
frère plus jeune
2 ans
sœur plus jeune
Famille avec Jeanne Julie Joseph de VENANT d'IVERNY - Afficher cette famille
lui
Jean Baptiste Jérôme de BRUNY
Naissance : 29 août 1724 34 36Marseille 01, Marseille, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France
Décès : 17 février 1795Uzès, Gard, Occitanie, France
épouse
Mariage : 1758Uzès, Gard, Occitanie, France
10 ans
fille
Pauline de BRUNY
Naissance : 9 août 1767 42 24Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France
Décès : 4 novembre 1850Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France
15 mois
fils
Marie Jean Joseph de BRUNY
Naissance : 21 novembre 1768 44 25
Décès : 23 février 1800Rouen, Seine-Maritime, Normandie, France

Contrat de mariage
Devant Me Bouet Not.
Décès
Il meurt à l'âge de 69 ans.
Note
Chevalier, il est Baron de la Tour d'Aigues et de la Vallée, Seigneur de Cabrières, Lourmarin et autres lieux. Il est Conseiller au Parlement d'Aix-en-Provence (13) en 1746, puis en devient le Président à mortier le 4 mars1777, à la place de Pierre Laurens de Peyrolles. Jacques Billioud, dans son article : 'Un agronome provençal du XVIIIe siècle : le père Rome d'Ardène (Provence Historique, T. 13, page 336), dit de lui : "Ce personnage passait six mois de l'année au château de la Tour-d'Aigues avec son épouse Julie-Joseph de Venant d'Iverny. Bruny était un mécène ainsi qu'un esprit curieux des sciences de la nature. Il entretenait des relations avec divers savants de la région tels que le célèbre frère Gabriel, capucin du couvent d'Aix,venu à la Tour-d'Aigues l'aider à organiser son riche jardin botanique (il possédait aussi un herbier intéressant composé d'une partie de celui de T urnefort, de Garidel et du médecin Lieutaud) et aussi bien entendu le père d'Ardène. Celui-ci fit de longs séjours au château, aidant le président Bruny dans ses travaux agronomiques (le grand agronome anglais Arthur Young (1741-1820), lors de son voyage en France, vint à la Tour-d'Aigues en 1789 pour rencontrer le président Bruny et visiter ses propriétés, où de très intéressantes expériences agricoles avalent été réalisées. On peut d'ailleurs, dans ce domaine, rapprocher la figure du président de celle de l'illustre chimiste Lavoisier, qui fut aussi un remarquable agronome et qui fit faire dans sa propriété de Frechines, entre Blis et Vendôme, de notables progrès à la science agronomique.)." Dans un autre article paru également dans la Provence Historique (T. 19, pages 118 à 132) : 'Une Baronnie de grands négociants marseillais : La Tour-d'Aigues', Joseph Billioud nous dit (p. 123) : "Dans les dernières années, François s'en remettait à son fils [Jérôme] pour les soucis de l'exploitation féodale. Jérôme était d'un tempérament moins facile que son père, processif à l'extrême dans sa propre famille, vis-à-vis de ses soeurs auxquelles il devait disputer âprement l'héritage paternel. Il est donc normal qu'à son entrée en ligne corresponde aussitôt un très net durcissement de l'attitude des Bruny vis-à-vis de leurs Vassaux." "En voici un exemple remontant à 1768, à propos de banalité. A cette date François, ayant acheté la bastide de la Rascasse, au terroir de Peypin d'Aigues, se trouva possesseur d'un moulin à huile qu'il rendit bien noble el banal. Or, comme il y a vait au même lieu un autre moulin privé, appartennnt à un certain Roman, mais sans titre, François proposa à celui-ci d'en conserver l'usage, mais à condition d'y détriter seulement ses propres olives franches de la banalité. Mais Jérôme, intransigeant, et qui ne pardonnait pas aux Roman d'avoir dévasté la forêt féodale pour le chauffage du four, en exigea la démolition immédiate." Joseph Billioud, dans la même article, raconte en détail tous les déboires de ce personnage avec les habitants de la Tour-d'Aigues et, page 127 : "D'autres graves soucis allaient bientôt assaillir le président de Bruny, car en octobre 1780 le magnifique château de La Tour-d'Aigues était incendié, le feu ayant pris dans la charpente par [p. 128] l'imprudence des ouvriers. D'après les premiers bruits qui coururent à Marseille dans la famille alliée des Roux, la perte considérable était évaluée à un million de livres." "Fort heureusement, le fameux cabinet d'histoire naturel le du président avait été épargné, et la description détaillée nous en a été donnée en 1782 par le naturaliste Darluc qui le visita peu après l'incendie, Son admiration s'étend aux jardins, au parc, à l'étang de la Bonde au pied du Luberon, lieu d'élevage de délicates carpes chàbrées, bref en toutes ses parties un domaine où « l'agriculture dirigée d'après ses vrais principes y jouit de tout son luxe. Un mélange bien entendu de terres y a produit les fonds les plus ferliles ; les marnes ont tellement bonifié les campagnes qu'on n'y trouve plus qu'un sol qui l'emporte sur les meilleurs fonds fertilisés par d'excellens engrais ... » Puis il reprend : « Malgré la nature calcaire du terroir de La Tour-d'Aigues, on y trouve quantité d'argiles qui rendent les champs fertiles : on brûle communément les terres dans tous les environs, avant de les semer... » Or, cette pratique en grand de l'écobuage est précisément fort critiquée par le voyageur anglais Arthur Young qui visita le château les 1er, 2 et 3 septembre 1789. Et si l'Anglais s'associe à l'admiration de Darluc pour les colleclions du président, il n'en constate pas moins que, dans ces terres pauvres, la moyenne du rendement du blé est infime, à raison de 5 pour 1, et celle de l'olivier à 10 sous par arbre, inférieure d'au moins six fois à celle de Toulon ; reste, il est vrai, la vigne, dont le rendement est évalué à 6 %. Quoi d'étonnanl à ce qu'il ait rencontré des paysans misérables ne mangeant que du pain de seigle tout à fait noir et des oignons ?" En face des premiers grondements révolutionnaires, Young a vu dans son hôte un parlemenlaire et un féodal inquiet, d'autant que la réserve du fief est très inférieure aux terres accensées. Comme tous les nobles, « il craint qu'on ne lui laisse rien que les maisons que la populace voudra bien ne pas brûler, que les métayers (de la réserve) gardent les fermes, sans payer au propriétaire la moitié du produit... » Cependant, aux élections [p. 129] municipales de février 1790, Jérôme de Bruny était élu maire de La Tour-d'Aigues. Il s'était résigné à l'abolition des droits féodaux acceptée par la noblesse dans la célèbre nuit du 4 août ; mieux que cela, en bon néophyte, il avait même déchiré en public ses titres rachetables, soit ceux qui procédaient « de la féodalité contractante »." "Converti attardé, juriste intransigeant, Jérôme de Bruny avait jusqu'au bout défendu avec opiniâtreté la stricte perception de ses droits féodaux. Moins conciliant que son père, il préférait à l'arbitrage le pourvoi devant une cour de justice. La reprise de la tasque tombée en désuétude sur les olives et les amandes, l'adoption du cantonnement forestier, la pratique plus fréquente du retrait, voilà, semble-t-il, tout autant de signes d'un raidissement dans l'exploitation féodale permettant de classer Jérôme de Bruny parmi les tenants de ce qu'on a appelé la réaction seigneuriale. Mais, à la décharge du président, ne faut-il pas faire entrer en ligne de compte les dévastations opérées par les habitants dans la forêt de la seigneurie, à l'occasion de leurs droils d'usage ? D'autre part, on doit rappeler qu'en 1771 notamment, Jérôme intercéda devant les cours de juslice en faveur des coupables contre lesquels il avait intenté une action, afin de les faire amnistier. Peut-être aussi fut·il, contre son gré, poussé à la sévérité par la dureté de ses gérants comme celui qui lui propose, le 6 mars 1786, de faire un exemple contre Richard, 20 à 22 ans, qui avait déraciné les buis du labyrinthe du parc, ce qui est « un cas de galère »." Jérôme de Bruny se retire finalement à Uzès (30), lieu d'origine de la famille de sa femme.
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