Jacques François Léonor de GOYON-MATIGNONÂge : 61 ans16891751

Nom
Jacques François Léonor de GOYON-MATIGNON
Naissance 22 novembre 1689 45 32
Adresse : Château
MariageLouise Hippolyte GRIMALDIAfficher cette famille
oui

Naissance d’un frèreN. de GOYON de SAINT-LÔ
1690 (Âge 40 jours)

Décès d’un frèreN. de GOYON de SAINT-LÔ
1694 (Âge 4 ans)

Décès d’une sœurCatherine Élisabeth de GOYON
8 juillet 1705 (Âge 15 ans)

Note : Ou 1706.
Naissance d’un fils
#1
Antoine Charles Marie GRIMALDI
16 décembre 1717 (Âge 28 ans)
Décès d’un filsAntoine Charles Marie GRIMALDI
février 1718 (Âge 28 ans)

Naissance d’une fille
#2
Charlotte Thérèse Nathalie GRIMALDI
19 mai 1719 (Âge 29 ans)
Naissance d’un fils
#3
Honoré Camille Léon GRIMALDI
10 septembre 1720 (Âge 30 ans)
Décès de la mèreCharlotte de GOYON-MATIGNON
4 avril 1721 (Âge 31 ans)

Naissance d’un fils
#4
Marie Charles Auguste GRIMALDI
1 janvier 1722 (Âge 32 ans)
Naissance d’un fils
#5
N. GRIMALDI
9 juin 1723 (Âge 33 ans)
Décès d’un filsN. GRIMALDI
1723 (Âge 33 ans)

Naissance d’une fille
#6
Louise Françoise GRIMALDI
21 juillet 1724 (Âge 34 ans)
Décès d’une filleLouise Françoise GRIMALDI
15 septembre 1724 (Âge 34 ans)

Décès du pèreJacques de GOYON-MATIGNON
14 janvier 1725 (Âge 35 ans)
Enterrement du pèreJacques de GOYON-MATIGNON
1725 (Âge 35 ans)
Adresse : Château
Naissance d’un fils
#7
François Charles Madeleine Joseph GRIMALDI
5 février 1726 (Âge 36 ans)
Naissance d’un fils
#8
Charles Maurice GRIMALDI
14 mai 1727 (Âge 37 ans)
Naissance d’une fille
#9
Marie Françoise Thérèse GRIMALDI
20 juillet 1728 (Âge 38 ans)
Décès d’une épouseLouise Hippolyte GRIMALDI
29 décembre 1731 (Âge 42 ans)

Note : Elle meurt de la petite-vérole.
Décès d’une filleMarie Françoise Thérèse GRIMALDI
20 juin 1743 (Âge 53 ans)
Cause : Elle meurt de la petite vérole.
Décès d’un filsMarie Charles Auguste GRIMALDI
24 août 1749 (Âge 59 ans)
Cause : Il est mort de la petite vérole.
Mariage d’un enfantCharles Maurice GRIMALDIMarie Christine Chrétienne de ROUVROY-SAINT-SIMONAfficher cette famille
10 décembre 1749 (Âge 60 ans)

Décès 23 mai 1751 (Âge 61 ans)
Famille avec les parents - Afficher cette famille
père
mère
Mariage : 27 décembre 1675
14 ans
lui
13 mois
frère plus jeune
sœur
Famille avec Louise Hippolyte GRIMALDI - Afficher cette famille
lui
épouse
Mariage :
fils
17 mois
fille
16 mois
fils
16 mois
fils
Marie Charles Auguste GRIMALDI
Naissance : 1 janvier 1722 32 24, Paris, Ile-de-France, France
Décès : 24 août 1749Prats-de-Mollo-la-Preste, Pyrénées-Orientales, Occitanie, France
17 mois
fils
13 mois
fille
Louise Françoise GRIMALDI
Naissance : 21 juillet 1724 34 26, Paris, Ile-de-France, France
Décès : 15 septembre 1724
19 mois
fils
15 mois
fils
14 mois
fille
Marie Françoise Thérèse GRIMALDI
Naissance : 20 juillet 1728 38 30, Paris, Ile-de-France, France
Décès : 20 juin 1743, Paris, Ile-de-France, France

SourceBIB_LACHESNAYEDESBOIS
Publication : Dictionnaire de la Noblesse, 1770-1786 et 1863-1870.
SourceBIB_SAINT-SIMON_1856-1858
Publication : Mémoires Complets et Authentiques du Duc de Saint-Simon sur le Siècle de Louis XIV et la Régence, collationnée sur le manuscrit original par M. Chéruel et précédés d'une notice par M. Sainte-Beuve de l'Académie française. Treize tomes de 1856 à 1858. Hachette.
Note
"Sire de Matignon [22] & de la Roche-Goyon [à Fréhel - 22, aujourd'hui appelé Fort-Lalatte], Seigneur du Duché d'Estouteville au pays de Caux, à présent Baronnie, par échange avec le Duc de Luynes, en 1711, Marquis des Beaux en Provence, Comte de Carladez en Auvergne, Comte de Thorigny [actuellement Torigni-sur-Vire - 50], Baron de Saint-Lô, Comte de Hambye, &c, …, a été Colonel d'un Régiment d'Infanterie au mois de septembre 1702 ; Meftre-de-Camp du Régiment-Royal-Étranger, Cavalerie, en novembre 1710, à la tête duquel il servit en Flandre les campagnes de 1711 & 1712 ; se trouva au combat de Denain, aux sièges de Douai, du Quesnoy & de Bouchain ; en Allemagne en 1713, aux sièges de Landau &de Fribourg ; en Espagne en 1719, sous les ordres du Maréchal Duc de Berwick ; fut pourvu en 1713, par la démission de son père, de la charge de Lieutenant-Général de la Province de Normandie, & des Gouvernemens des Villes & Châteaux de Cherbourg, de Granville, de Saint- Lô & des Isles de Chausey. En faveur de son mariage avec la Duchesse de Valentinois, Louis XIV lui accorda un brevet à Marly, le 24 juillet 1715, portant nouvelle érection du Duché de Valentinois, en Pairie,confirmé depuis par Lettres-Patentes données à Vincennes au mois de décembre suivant, registrées au Parlement de Paris le 2 septembre 1716, où il a été reçu Pair de France le 14 décembre de la même année. Le Prince de Monaco, son beau-père, étant mort le 12 février 1731, cette Principauté lui est échue, suivant les clauses de son contrat de mariage, & il en a pris possession le 30 mai suivant avec son épouse. Les sujets de cette Principauté ayant fait difficulté de le reconnaître pour Souverain, & en ayant conféré tous les honneurs à la Dame, son épouse, il la laissa à Monaco. Au mois de novembre 1733, il a abandonné à son fils aîné la Principauté de cette Ville, & a repris le titre de Duc de Valentinois, se réservant seulement la qualité d'Administrateur de la Principauté de Monaco, … Il avait été Commandant des Armées du Roi à Monaco, & portait pour armes : fuselé d'argent & de gueules, qui est Grimaldi-Valentinois." (François de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la Noblesse).
Note
Saint-Simon, dans ses Mémoires, décrit ce qui amena ce mariage : "[1715] Le Roi fit à M. Le Grand les grâces les plus singulières et les plus sans exemple, pour M. de Monaco, son gendre, qui s'était raccommodé avec lui depuis la rupture, qui a été racontée, du mariage du fils du Comte de Roucy avec sa fille, auquel Mme de Monaco et M. Le Grand son père, ne voulurent jamais consentir, et qui n'avait pas en effet de quoi remplir par ses biens les vues que M. de Monaco s'était proposées. Il n'avait que des filles, et il était hors d'espérance d'avoir d'autres enfants. Il était mal dans ses affaires, il cherchait franchement à trafiquer sa dignité avec sa fille aînée. Il n'avait point de crédit, la paresse italienne l'avait retenu à Monaco depuis la mort de son père, il n'en sortit même plus, mais il espéra tout du crédit de M. Le Grand, et il ne s'y trompa point. Les grandes barrières de la succession à la couronne étaient franchies ; après celles-là nulles autres ne pouvaient sembler considérables et les grâces en ce genre accordées à M. de La Rochefoucauld ne pouvaient pas être refusées à son rival perpétuel en faveur. Il fallait à M. de Monaco un homme de qualité qui voulût bien quitter à jamais, pour soi et pour sa postérité, son nom, ses armes, ses livrées, pour prendre en seul le nom, les armes et les livrées de Grimaldi. Il était nécessaire aussi qu'il fût assez riche pour donner quelque argent à M.de Monaco, se charger de la dot de ses deux filles cadettes, et payer outre cela un grand nombre de gros créanciers qui tourmentaient M. de Monaco. Ce n'était pas tout encore ; il fallait quelque fonds et un ample viager à l'Abbé de Monaco son frère, lequel y tenait ferme pour céder ses droits. Il fallait de plus que tout cela fût si net et si assuré que M. de Monaco fût libéré parfaitement, et à son aise et en repos pour tout le reste de sa vie. Le défaut de moyens avait rompu l'affaire du fils du comte de Roucy. Matignon, grâce aux trésors qu'il avait tirés du ministère de Chamillart et à sa propre économie, avait de quoi satisfaire à tant de grands besoins de M. de Monaco. Il n'avait pu réussir à se faire Duc d'Estouteville ; il n'était point en situation d'espérer que le roi le fit duc et pair de pure grâce ; il se livra donc à une occasion unique d'acheter cette dignité, pour en parler franchement. Son marché fait avec M. de Monaco, il fut question de la seule chose qui le lui avait fait faire, en laquelle toute impossibilité se trouvait, si on n'eût pas été dans un temps où le roi ne voulait plus rien trouver d'impossible. Valentinois avait érigé en duché-pairie pour mâles uniquement, et les femelles exclues, en 1642, en faveur du grand-père de M. de Monaco, lorsqu'il chassa de Monaco la garnison espagnole, qu'il y en reçut une française, et qu'il se mit sous la protection de la France : première difficulté pour faire passer la dignité à une femelle. Elle subsistait en la personne de M. de Monaco, elle n'était donc pas éteinte, conséquemment point susceptible d'érection nouvelle. Il est vrai que Henri Gondi, Duc de Retz, petit-fils du Maréchal-Duc de Retz, et par sa mère du Duc de Longueville, n'ayant que deux filles, obtint en 1634, c'est-à-dire vingt-cinq ans avant sa mort, une érection nouvelle de Retz en faveur de Pierre Gondi, avec rang nouveau, en épousant la fille aînée de Henri Gondi Duc de Retz, sa cousine issue de germaine, énormité dont jusqu'alors on n'avait point vu d'exemple, et qui même n'avait pas été imaginée. Ce Pierre Gondi, nouveau Duc de Retz, en même temps que son beau-père démis, était frère du fameux coadjuteur de Paris, si connu sous le nom de dernier Cardinal de Retz, et père de la Duchesse de Lesdiguières, dernière Gondi en France, mère du Duc de Lesdiguières, gendre du Maréchal de Duras. Tout cela fut accordé à M. de Monaco ; mais comme les énormités n'ont plus de bornes quand les justes barrières sont une fois franchies, en voici d'autres qu'il obtint." "Au cas que M. de Monaco pût avoir un fils, tout lui retournait, et la dignité même de duc et pair de l'ancienneté de 1642 ; le fils de Matignon demeurait duc sa vie durant comme un duc et pair démis, et son fils ne pouvait jamais prétendre d'y revenir ni les siens, mais il reprenait, sans aucun rang ni honneurs, son nom, ses armes, ses livrées, ainsi que toute la postérité du fils de Matignon et de la fille de Monaco. Ainsi M. de Monaco vendit sa dignité et sa fille très-chèrement, et se réserva de la retenir s'il avait un fils. Rien de plus monstrueux ne se pouvait imaginer après l'habilité à la couronne, et les grandeurs des bâtards du Roi et de Mme de Montespan. Ce prodige de concession n'eut pas lieu parce que M. de Monaco n'eut point de fils. Il y eut encore d'autres choses passées entre M. de Monaco et M. de Matignon, touchant la reversion des biens en cas de naissance d'un fils. Comme le mariage ne se pouvait faire sans aplanir auparavant des difficultés intrinsèques, et qu'il était pourtant très-nécessaire d'en bien assurer le fondement, toutes ces monstrueuses concessions furent énoncées par un brevet du 24 juillet 1715. Le 20 octobre suivant, six semaines après la mort du Roi, le fils de Matignon épousa à Monaco la fille aînée de M. de Monaco. Au mois de décembre suivant, les lettres d'érection furent expédiées conformément en tout au brevet du 24 juillet précédent ; en quoi M. le Duc d'Orléans, régent, ni le conseil de régence, ne trouvèrent point de difficulté, parce que la concession du feu Roi avait été publique, qu'ils en avaient tous connaissance, et que ce brevet, expédié du vivant du Roi faisait foi. Par les mêmes raisons le Parlement enregistra sans difficulté les lettres d'érection, le 2 septembre 1716, dès qu'elles y furent présentées, et le nouveau Duc de Valentinois y fut reçu comme Pair de France le 14 décembre suivant."
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