Pierre René de BRISAY de DENONVILLE1746

Name
Pierre René de BRISAY de DENONVILLE
Birth of a daughter
#1
Marie Louise Élisabeth de BRISAY de DENONVILLE

Birth of a daughter
#2
Jeanne Angélique de BRISAY de DENONVILLE

Birth of a daughter
#3
Marie Charlotte de BRISAY de DENONVILLE

Birth of a daughter
#4
Marguerite Julie de BRISAY de DENONVILLE

Birth of a sisterCatherine Louise de BRISAY de DENONVILLE
November 29, 1682

Birth of a sisterAnne Marie de BRISAY de DENONVILLE
September 14, 1685
MarriageJeanne QUENTIN de La VIENNEView this family
April 25, 1697

Birth of a son
#5
Louis René de BRISAY de DENONVILLE
May 19, 1701

Death of a fatherJacques René de BRISAY de DENONVILLE
September 1710 Age: 93 ans.

Number of childrenJeanne QUENTIN de La VIENNEView this family

Note: Pierre René de BRISAY de DENONVILLE et Jeanne QUENTIN de La VIENNE ont encore deux enfants morts jeunes.
Marriage of a siblingJacques Alais Charles de BRISAY de DENONVILLEMarie Perrine de BAGLION de La DUFFERIEView this family
about 1711

Death of a brotherJacques Alais Charles de BRISAY de DENONVILLE
before 1718

Marriage of a childAimar Marie de GONTHIERCatherine Hippolyte de BRISAY de DENONVILLEView this family
July 21, 1720

Marriage of a childLouis René de BRISAY de DENONVILLEFrançoise Michelle PINONView this family
March 12, 1733

Marriage of a childAntoine Pierre COURTIN de TANQUEUXAdélaïde Louise de BRISAY de DENONVILLEView this family
1746

Death August 1746

Family with parents - View this family
father
mother
Marriage: November 24, 1668
brother
himself
sister
sister
3 years
sister
brother
Family with Jeanne QUENTIN de La VIENNE - View this family
himself
wife
Marriage: April 25, 1697
4 years
son
daughter
daughter
daughter
daughter
daughter
daughter
son
daughter

SourceBIB_BEAUCHETFILLEAU
Publication: Dictionnaire des Familles du Poitou
SourceBIB_SAINT-SIMON_1856-1858
Publication: Mémoires Complets et Authentiques du Duc de Saint-Simon sur le Siècle de Louis XIV et la Régence, collationnée sur le manuscrit original par M. Chéruel et précédés d'une notice par M. Sainte-Beuve de l'Académie française. Treize tomes de 1856 à 1858. Hachette.
Citation details: tome 3, pages 89, 90, 98 et 138.
Number of children
Pierre René de BRISAY de DENONVILLE et Jeanne QUENTIN de La VIENNE ont encore deux enfants morts jeunes.
Note
D'après Beauchet-Filleau, dans son Dictionnaire des Familles du Poitou : Pierre René de BRISAY est "Chevalier, Comte, puis Marquis de Denonville [28], Seigneur de Yanville et autres lieux. Il entre au service en 1687 comme Lieutenant dans le régiment du Roi-Infanterie, sert en 1688 aux sièges de Philisbourg, Manheim, etc., fait la campagne d'Allemagne en 1689, se trouve à la bataille de Fleurus en 1690, aux sièges de Mons (1691), de Namur (1692), combat à Steinkerque (1692), et à Nerwinde (1693), nommé Capitaine au même régiment le 10 août 1693 ; se trouve aux sièges de Charleroi, puis à celui de Bruxelles en 1695, lève par commission du 26 novembre 1695 un régiment à son nom [Denonville] qu'il commande comme Colonel en Flandre en 1696 et au siège d'Athen, en 1697, jusqu'en 1703 à la bataille de Spire. Il abandonne ce régiment lorsqu'il est nommé Colonel-Lieutenant du régiment Royal-Infanterie, Brigadier d'Infanterie le 10 février 1704. Il est fait prisonnier le13 août suivant à la bataile d'Hochstedt. Le Roi lui donne, par provisions du 21 janvier 1717 la Lieutenance-générale du gouvernement de l'Orléanais, charge qu'il exerce jusqu' à sa mort. Saint-Simon dit de lui dans ses Mémoires, lorsqu'il parle de la bataille d'Hochstedt, en juillet 1704 (T. 3, p. 89) : "... lorsqu'ils virent revenir Denonville, qui avoit été pris à cette grande attaque du village dont j'ai parlé, et qui étoit accompagné d'un officier qui, le mouchoir en l'air, demandoit à parler sur parole. "Denonville étoit un jeune homme, alors fort beau et bien fait, fils aîné du sous-gouverneur de Mgr le duc de Bourgogne, et colonel du régiment Royal-infanterie, que la faveur de ce prince un peu trop déclarée avoit rendu présomptueux et quelquefois audacieux. Au lieu de parler, au moins en particulier à Blansac et aux autres officiers principaux, puisqu'il avoit fait la folie de se charger d'une mission si étrange, Denonville, dis-je, qui avoit de l'esprit, du jargon, et grande opinion de lui-même, se mit à haranguer les troupes qui bordaient le village pour leur persuader de se rendre prisonniers de guerre, pour se conserver pour le service du roi. Blansac qui vit l'ébranlement que ce discours causoit dans les troupes, le fit taire avec la dureté que son propos méritoit, le fit retirer et se mit à haranguer au contraire ; mais l'impression étoit faite, il ne tira d'acclamations que du seul régiment [p. 90] de Navarre, tout le reste demeura dans un triste silence. J'avertis toujours que c'est d'après Blansac que je parle. "Quelque peu de temps après que Denonville et son adjoint furent retournés aux ennemis, revint de leur part un milord, qui demanda à parler au commandant sur parole." Toujours d'après Saint-Simon (même tome, page 98) : "[à la suite de cette défaite d'Hochstedt :] Toute la colère tomba sur quelques régiments qui furent cassés, sur des particuliers dont tout le châtiment fut de n'être plus employés dans les armées, parmi lesquels quelques innocents furent mêlés avec les coupables. Denonville seul fut honteusement cassé et son régiment donné à un autre, tellement que, sa prison finie, il n'osa plus paraître nulle part. Je ne veux pas dire que la proposition qu'il eut la folie de venir faire aux barrières de Bleinheim ne l'eût bien mérité ; mais ce ne fut pas à son éloquence que ce village mit les armes bas et se rendit prisonnier de guerre. Ce fut à celle d'un Anglais seul envoyé après lui. Denonville fut le seul puni, et pas un de ceux qui remirent leur armée." Saint-Simon raconte encore, toujours en 1704 (même tome, page 138) : "Denonville [le père], qui avoit été sous-gouverneur de Mgr le duc de Bourgogne, et qui avoit marié son malheureux fils à la fille de Lavienne, premier valet de chambre du roi, qu'il n'a pas rendue heureuse, fit tant auprès du roi qu'il permit qu'il [son fils] vint tâcher de se justifier de sa belle harangue de Bleinheim. Le duc de Marlborough lui donna aussitôt un congé de quelques mois. Il étoit revenu de ses voyages d'Allemagne en Hollande, où il avoit fait venir le maréchal de Tallard et tous les prisonniers considérables. Il les fit embarquer avec lui pour orner le triomphe de son retour en Angleterre."
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