Jean de La PALME

Nom
Jean de La PALME
Décès du pèreCésar de La PALME
1 janvier 1636
Note : Il est enterré dans la chapelle de la maison de la Palme.
Décès d’une sœurCatherine de La PALME
6 septembre 1656
Décès d’une sœurJeanne de La PALME
6 mai 1675
Décès d’un frèreGrégoire de La PALME
22 novembre 1679
Décès d’une sœurFrançoise de La PALME
20 mai 1680
Profession
Religieux

Décèsoui

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père
mère
Mariage :
frère
sœur
sœur
sœur
lui

SourceBIB_GRANDCHAMP
Publication : La France en Tunisie - 1577-1705, 10 volumes, 1920-1933.
Note
Lors d'un voyage retour qu'il fait d'Alexandrie, en Égypte (ou peut-être Alexandrette, en Turquie actuelle), vers Marseille en 1615, Jean de La Palme est pris par des corsaires d'Alger et emmené à Tunis. Il ne retrouve sa liberté qu'en août 1616. Pierre Grandchamp, dans le dépouillement qu'il a effectué des archives de la Chancellerie de France à Tunis (La France en Tunisie au 17e siècle), donne copie de l'acte le concernant au tome III, p. 164 : "-14 décembre 1615 : Jean de Lapalues [les archives du consulat étaient en très mauvaise état et il s'agit de façon certaine d'une erreur de lecture, ce nom étant totalement inconnu à Pézenas, le 'u' doit être remplacé par un 'm'], fils du Sr Cezar (?) de Lapalues, bourgeois de Pézenas en Languedoc, a reconnu que le vaisseau sur lequel il était pour aller d'Alixae (?) [il s'agit d'une abréviation, sans doute pour Alexandrie en Égypte, ou Alexandrette en Turquie actuelle] à Marseille ayant été pris par 5 vaisseaux corsaires d'Alger, il a été fait esclave avec tous ceux qui étaient sur le dit navire pour avoir combattu contre les corsaires. Conduit à Tunis, vendu au Bazar ou marché public, Lapalues est tombé aux mains d'un Turc corsaire d'Alger « duquel il estoit journel[lement] maltraité de bastonades que au[tre]ment tant pour le forcer à renier la foy de Jesus Christ que pour ne vouloir consentir aux appétits désordonnés du dit Turc son patron. Pour se délivrer de ses mains et mauvais traite[ments], auroit souvent suplié M. le Consul de la Nation et au[tr]es chrestiens prendre pitié de luy, et ne permetre (?) quil fust retourné en mer avec son dit patron lequel il scavoit estre tout resolu de le talier [tailler = circoncire] par force et le mal traiter en son honeur. Et soit pour n'estre cogneu ou qu'il ny eust personne qui se trouvat en comodité de le racheter se seroit resoleu de prier quelque turc de ceste ville le vouloir prendre pour son esclave et le rachepter des mains de son d[it] patron. A quoy étant assisté par aucuns chretiens auroyent trouvé Mamy Françoys [il s'agit d'un Français renégat, son nom chrétien étant Honoré Roux, originaire de Châteauneuf-Grasse, près de Grasse, 06, fils de Antoine, dit Frichon, et de Jeanne Angelin] renié de Stamamy Monte, lequel à la prière du [dit] la Palue auroit traité avec le dit corsaire d'Arger [Alger] et enfin convenu avec luy pour lachept du [dit] Lapalues à la somme de deux cens dix escus d'or en or coing d'Espaigne »." "La somme a été payée comptant par Mamy Francoys au corsaire d'Alger. La Palue reconnaît cette dette et promet de rembourser 260 écus à Mamy, soit les 210 du rachat, plus 50 pour indemnité et reconnaissance du service rendu. Dès que les 260 écus auront été versés La Palue sera libre. Pour le cas où S. M. Très Chrétienne enverrait une ambassade pour faire libérer les esclaves français, La Palue ne jouira pas de ce privilège." "-Le 9 août 1616, Mamy reconnaît avoir reçu 240 écus pour « l'entière paiement » des 260 qui lui étaient dus. Il met en liberté Jehan de la Palue." Et page 192 du même tome : "-10 août 1616 : Jehan de la Palue [en fait de La Palme], fils de Cezard de la Palue, de Pézenas, doit à Jehan Lois Alleman, de Marseille, cap. du vaisseau St-Lazare, 240 écus de 12 réaux, payés pour son rachat à Memi, français renié de Osta Mami Monte, turc de Tunis." Avant son départ, il remplit en août de la même année 1616 et à plusieurs reprises le rôle de chancelier au consulat de France de Tunis. Son nom est alors retranscrit par Pierre Grandchamp 'Jean de Lapalme'. Ce Jean de La Palme, qui n'est mentionné dans aucune généalogie de cette famille et dont on ne trouve aucune trace (à ma connaissance, les actes de baptême n'ayant pas été conservés pour cette époque) dans les documents de Pézenas est très certainement le même que le Commissaire-général de l'ordre des Franciscains et qui fut directeur de Marie Thérèse d'Autriche en 1643 alors qu'elle n'avait que 5 ans (Dictionnaire de Biographie Universelle, de Laurent-Gabriel Michaud).
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