Madeleine de GAILLARD de VENTRABENÂge : 67 ans16201687

Nom
Madeleine de GAILLARD de VENTRABEN
Naissance 24 janvier 1620
Contrat de mariageGaspard de VENEL de GARRONAfficher cette famille
28 octobre 1656 (Âge 36 ans)

MariageGaspard de VENEL de GARRONAfficher cette famille
octobre 1656 (Âge 36 ans)

Nombre d’enfantsGaspard de VENEL de GARRONAfficher cette famille

Note : Gaspard de Venel de Garron et Madeleine de Gaillard de Ventraben n'ont pas de postérité.
Testament 18 juin 1680 (Âge 60 ans)
Note : Passé devant Me Michel Daniel Notaire ; elle demande à être enterrée dans la chapelle de Ste-Croix que son mari a fait bâtir dans l'église du monastère de la Visitation Ste-Marie d'Aix-en-Provence (13).
Décès 22 novembre 1687 (Âge 67 ans)
Adresse : Notre-Dame
Sépulture 23 novembre 1687 (1 jour après le décès)
Adresse : Notre-Dame

Acte d'inhumation de Madeleine de Gaillard de Ventraben, paroisse Notre-Dame de Versailles (78) - 23 novembre 1687.
Acte d'inhumation de Madeleine de Gaillard de Ventraben, paroisse Notre-Dame de Versailles (78) - 23 novembre 1687.

Note :
État-Civil de Versailles (78), Notre-Dame - Registre n°16 des décès - 23 novembre 1687 Magdelaine de GAILLARD, épouse de Messire Gaspard de VENELLE de Garault, Conseiller au Parlement de Provence, sous Gouvernante des Enfans de France, décédée en cette paroisse le vingdeuxième jour de novembre mil six cent quatreving sept, après avoir recu les sacremens de pénitence et d'extrême onction, a été inhumée dans le cimetière de la même paroisse, par moy soussigné Supérieur des Prètres de la Cong[régati]on de la Mission de Versaille et curé du même lieu le vingtroisième jour des mois et an que dessus, en présence de Messire Charles ENCOIGNARD de Vivier, pretre, docteur en Théologie, Aumosnier du Roy et son Chapelain ordinaire en son Chateau de St Germain, de Messire Pierre de GAILLARD, son neveu, Mousquetaire du Royet de Messire Jean François de VILLAGE, son petit nepveu, Escuier, et de Messire Nicolas de GUEYDON, Escuyer, sieur des Planques, son petit neveu, qui ont signés, [Ont signé :] de Gaillard, de Villages, Gueydon de Planque, Encoignard de Vivier, Hébert.

Famille avec les parents - Afficher cette famille
père
mère
elle
Madeleine de GAILLARD de VENTRABEN
Naissance : 24 janvier 1620Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France
Décès : 22 novembre 1687Versailles, Yvelines, Ile-de-France, France
sœur
Famille avec Gaspard de VENEL de GARRON - Afficher cette famille
mari
elle
Madeleine de GAILLARD de VENTRABEN
Naissance : 24 janvier 1620Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France
Décès : 22 novembre 1687Versailles, Yvelines, Ile-de-France, France
Mariage : octobre 1656

SourceBIB_ACHARD-PROVENCE_1787
Publication : Histoire des Hommes Illustres de la Provence Ancienne et Moderne, 2 t., 1787.
SourceBIB_ARVE_1902
Publication : Miettes de l'Histoire de Provence, 1902
Nombre d’enfants
Gaspard de Venel de Garron et Madeleine de Gaillard de Ventraben n'ont pas de postérité.
Testament
Passé devant Me Michel Daniel Notaire ; elle demande à être enterrée dans la chapelle de Ste-Croix que son mari a fait bâtir dans l'église du monastère de la Visitation Ste-Marie d'Aix-en-Provence (13).
Note
Dame Ordinaire de la Reine et Sous-Gouvernante des Enfants de France, elle est qualifiée "Demoiselle". Elle est sœur de l'évêque d'Apt. Elle joue un rôle particulier entre Mazarin et le Roi. Louis Bertrand disait d'elle : "la terrible Mme de Venel face à laquelle les amours de Louis XIV et de Marie Mancini sont toujours restées des amours platoniques". Le Chevalier d'Arvieux, à son retour de Constantinople, raconte dans ses mémoires, à la fin de 1672, au sujet de la santé du Duc d'Anjou : "Elle était assez bonne, à quelques galles près, dont il avait le visage presque couvert. Son corps se purgeait par là, & on avait lieu d’espérer qu’avec un peu de temps elles se seraient desséchées d’elles-mêmes, mais les Médecins en jugèrent autrement, ils ne voulurent pas perdre leurs droits, ni attendre le cours ordinaire de la nature. Madame la Maréchale de la Mothe, Madame de Venel, & les autres sous gouvernantes eurent beau s’y opposer, la Faculté l’emporta sur elles. Le Prince leur fut abandonné, on le saigna, on lui fit un cautère à la nuque du col, & la Reine voulut être présente à cette opération. Les Médecins s’applaudirent d’abord, & fort mal à propos ; car la galle & l’humeur qui la causait rentrèrent, & le prince mourut le dixième jour après qu’il eût été mis entre les mains des Médecins." Stéphen d'Arve, dans son ouvrage, les Miettes de l'Histoire de Provence (1902 ), nous dit ceci à son sujet : "Gaspard de Venel était de moyenne noblesse, mais il fit un brillant mariage en épousant, à Aix, Madeleine de Gaillard Lonjumeau, fille de Pierre seigneur de Ventabren, trésorier général des États de Provence, et de la marquise de Village. Elle appartenait par sa mère à la veille noblesse marseillaise ; une des rues transversales de l'ancien port a longtemps conservé ce nom. Madeleine de Gaillard terminait à peine sa 13è année quand M. de Venel demanda sa main en 1633. Elle était fort belle et l'histoire ne nous dit pas si sa beauté fut la première cause de l'éminent crédit dont elle jouissait à la cour de Versailles. Un an après son mariage, elle faisait nommer son frère Jean de Gaillard, évêque d'Apt, et son mari, conseiller au Parlement ; elle devenait peu après gouvernante des nièces du cardinal Mazarin, puis sous-gouvernante des enfants de France. C'est par son entremise que son ancienne élève Marie de Mancini épousait le prince Colonna, le plus fastueux seigneur de Rome. Ce prince reconnaissait cette galante entremise en obtenant la promesse d'un chapeau de cardinal pour l'évêque d'Apt, frère de sa médiatrice." Claude François Achard, dans son ouvrage, Histoire des Hommes Illustres de la Provence, 1ère partie, p. 317, raconte au sujet de son frère Jean : "Dès qu'il eut été ordonné Prêtre, Mad. de Venel le présenta au Cardinal Mazarin auprès de qui elle avoit beaucoup de crédit. Sa douceur & son esprit lui attiroient tous les cœurs ; il gagna bientôt la confiance du Ministre. [… … p. 318] C'est à ses soins que nous sommes redevables du Dictionnaire de Moreri. Cet Auteur reconnoissant prit l’Évêque d'Apt, dont il étoit Aumônier, pour mécène, & lui dédia son ouvrage [… …]" À la mort de sa sœur, il reçoit la jouissance de toutes les Glacières qu'elle possède en Provence. Le même auteur, dans la deuxième partie de son ouvrage, page 300, consacre un long article à Magdelaine de Gaillard de Ventraben "née à Marseille le 24 Janvier 1620, de Pierre de Gaillard-Longjumeau, Seigneur de Ventraben, & de Marquise de Village de la Salle, fut élevée sous les yeux d'une mère dont les vertus exemplaires font l'éloge le plus accompli ; elle reçut une éducation qui lui fit allier les agrémens de l'esprit aux qualités éminentes de son âme. À l'âge de 16 ans, on la maria avec M. de Venel, Conseiller au Parlement de Provence, ensuite Maître de Requêtes de l'Hôtel de la Reine, enfin Conseiller d'État. Quelques années après ce Mariage, les jeunes époux se rendirent à Paris, où ils avoient des parens distingués. Madame de Montmorency, qui étoit de ce nombre, conçut bientôt pour la jeune Provençale une amitié fondée sur l'estime la plus parfaite. Elle la présenta au Cardinal Mazarin. Anne d'Autriche, qui étoit alors Régente du Royaume, voulut aussi la voir ; elle la combla d'amitié, & lui témoigna qu'elle désiroit de l'avoir souvent auprès d'elle. Madame de Venel fit sa cour assidûment à cette Princesse & mérita sa confiance. La Reine, informée des services que la famille de Gaillard avoit rendus à la Couronne, donna à Madame de Venel les glacières de Provence, qui appartenoient au Domaine. Ce don assuroit à cette Dame, un revenu annuel de vingt mille livres. Ce commencement de faveur retint Madame de Venel à la Cour, lorsque son mari revint en Provence. Elle mérita la confiance du Cardinal Mazarin, qui gouvernoit le Royaume ; & lorsqu'elle-même vint en Provence en 1650, ayant trouvé le pays divisé entre les Membres du Parlement & le Gouverneur, elle donna des conseils, qui lui méritèrent cette lettre de la Reine : « Madame de Venel : le sieur de Valavoire m'a rendu votre lettre, par laquelle je vois de continuels témoignages de votre zèle au service du Roi, Monsieur mon fils. J'y ai aussi trouvé un avis que je n'ai point négligé, & dont je vous remercie, vous priant d'employer toujours vos soins pour la bonne cause & d'être bien persuadée de ma protection & de ma bonne volonté au plus haut point que vous pouvez le souhaiter. Je dépêcherai au plutôt le sieur de Valavoire qui s'en retournera amplement instruit des prétentions du Roi ; c'est pourquoi je ne ferai la présente [p. 301] plus longue que pour prier Dieu, qu'il vous ait, Madame de Venel, à sa sainte garde. Fait à Paris, le 15 Septembre 1651. Signé ANNE. » À son retour à Paris, Madame de Venel fut reçue de la Reine avec les plus grandes marques de bonté. S. M. s'informa des moindres détails concernant les troubles de la Provence. Madame de Venel obtint la grâce des coupables. La Reine employa bientôt Madame de Venel dans une affaire de la plus grande importance. Le Cardinal Mazarin avoit appelé ses nièces auprès de lui. Louis XIV voyoit avec plaisir l'aînée, Marie Mancini. Il n'eut d'abord pour elle que cette amitié ingénue, dont on est capable à cet âge ; mais les années amenèrent l'amour. L'on sait que ce jeune Monarque se proposa de partager avec elle les honneurs de la Royauté. La France étoit alors en guerre avec la plus grande partie de l'Europe. Il n'y avoit qu'un mariage avantageux qui pût la mettre en état de soumettre ses ennemis. Le Cardinal le comprit mieux que personne ; & de concert avec la Reine, il résolut de sacrifier son avantage personnel au bien de la France. Madame de Venel pouvoit servir à leur projet. Elle fut mandée chez la Reine, qui l'instruisit de tout, & elle lui promit de s'employer à tout ce qu'on exigeroit d'elle. Elle profita d'abord de la confiance que Mlle. Mancini avoit en elle, pour lui faire envisager les maux qui menaçoient le Royaume. D'un autre côté, le Cardinal envoya secrètement à Rome un homme de confiance, avec une procuration pour terminer le mariage proposé entre sa nièce & le Prince Colonne : il en parla au Roi comme d'une chose indifférente ; & le Roi qui croyoit ce mariage fort éloigné, lui conseilla de ne pas négliger cette affaire. Il donna par ce moyen, sans s'en apercevoir, un consentement irrévocable. Peu de jours après, on lui fit part de l'alliance que l'Espagne lui proposoit. Il s'aperçut alors qu'on traversoit sa passion. Il apprit que Madame de Venel travailloit auprès de Mademoiselle Mancini ; il résolut de mettre cette Dame dans ses intérêts. Promesses, bontés, agaceries, rien ne fut oublié, mais inutilement : Madame de Venel travailla pour le bien de l'État, & le Roi lui en sut bon gré dans la suite. L'Ambassadeur d'Espagne parut bientôt à la Cour. Louis XIV qui ne croyoit pas les choses si avancées, sentit renaître tout le feu de son amour pour la nièce du Cardinal. Il fit appeler ce Ministre, qui lui avoua ce qu'il avoit fait avec Madame de Venel, pour amener les choses à ce point. Marie Mancini fut à son tour instruite de ce qui se passoit ; elle courut, dans sa douleur, entre les bras de Madame de Venel, qui la consola le mieux qu'elle put. Cependant le Cardinal fit célébrer à Rome, par Procureur, le mariage de sa nièce ; la nouvelle en étant venue à la Cour, Mademoiselle Mancini à qui on donna dès-lors le nom de Madame la Connétable, reçut les complimens du Roi, de la Reine & des Seigneurs de la Cour. Madame de Venel, qui avoit eu bonne part à cet événement, reçut de nouvelles marques de bonté de la part de la Reine, & de reconnoissance de la part [p. 302] du Cardinal Mazarin. Le Roi l'ayant trouvé un jour chez la Reine, la pria d'accompagner Madame la Connétable jusques à Milan, où le Prince Colonne devoit venir la recevoir, & de lui écrire toutes les circonstances du voyage. Cette prière fut un ordre pour Madame de Venel, qui, depuis, gagna tellement la confiance du Roi, qu'il la nomma Sous-Gouvernante des enfans de France. Lorsqu'il fallut partir, Madame de Venel voulant éviter à la tendresse du Roi le déplaisir d'une séparation, lui adressa ces paroles. « Sire, V. M. permettra bien à des voyageuses de la quitter pour un instant, elles ont des paquets à faire. » La foiblesse du Roi l'emporta sur la réflexion : il voulut rester ; & comme il laissa échapper quelques soupirs, lorsqu'il les vit monter en voiture ; Madame la Connétable lui dit : « vous êtes Roi, vous m'aimez & je pars. » Madame de Venel fit signe au Cocher de marcher, & elle employa tout ce que son amitié lui suggéra pour tranquilliser la Connétable. Le voyage fut assez heureux, jusques à Turin, où Madame la Connétable fut légèrement incommodée : dès qu'elle fut en état de recevoir des visites, le Duc de Savoie l'honora de la sienne, & lui fit présent d'un diamant de prix. Il en donna un autre à Madame de Venel. Cette respectable Dame écrivit au Roi, de Turin & de Milan. Elle en reçut une réponse qui lui assuroit la confiance de S. M. Les promesses du Roi ne tardèrent pas d'avoir leur effet. La Reine ayant accouché d'un Dauphin le 1er Novembre 1661, Madame de Venel reçut du Roi, à qui elle en fit compliment, une pension de 12000 livres sur sa Cassette, & un Brevet de Conseiller d'État pour son cousin de Gaillard établi à Aix. Le Roi lui fit encore don de tous les arbres que le froid avoit fait périr cette année-là dans la forêt de Fontainebleau. S. M. évaluoit ce cadeau à 50 mille livres : mais les Entrepreneurs en ayant offert 800 mille livres, Madame de Venel s'excusa de recevoir une somme si considérable. Le Roi sensible à ce procédé, lui fit expédier un Brevet de Dame de la Reine. Cette Princesse accoucha le 18 Novembre 1662, d'une fille qui fut nommée Anne-Élizabeth, dont l'éducation fut confiée aux soins de Madame de Venel ; ce qui la fixa pour toujours à la Cour. Le séjour qu'elle y fit, contribua beaucoup à rétablir la paix dans la Maison Royale, qui y étoit quelquefois troublée par des circonstances dont la tendresse de la Reine étoit alarmée : la Sous-Gouvernante dissipoit alors ses soupçons, & méritoit la confiance du Roi & de la Reine. Elle empêcha même que cette Princesse ne retournât en Espagne, comme elle l'avoit projeté, sur les rapports qu'on lui faisoit. Dans cet intervalle, la Reine mère étant au lit de la mort, fit appeler Madame de Venel & lui fit ses adieux, en lui souhaitant une vie longue & heureuse, qui devoit servir à entretenir la concorde dans la famille Royale. Madame de Venel, attendrie & reconnoissante, ne répondit que par des sanglots. Peu de tems après, le Roi nomma, à sa demande, l'Abbé de Gaillard son frère, à l'Évêché d'Apt, & fit donner à son neveu, un Brevet de Page de la Reine : il accorda au jeune Longjumeau, une place dans la Compagnie de ses Mousquetaires noirs, & il permit à ce jeune Officier de danser avec la Reine & avec la Dauphine, au bal que S. M. donna aux Princesses. La santé de la Reine s'affoiblissant de jour en jour, Madame de Venel étoit toujours auprès d'elle. Les discours affectueux que cette Princesse adressoit au Roi, l'attendrirent ; & après qu'il fut sorti de son appartement, elle se tourna du côté de Madame de Venel, en lui disant : « le Roi s'attendrit, & je vais cesser d'être, ah malheureuse Reine ! » Un torrent de larmes succéda à ces paroles ; en vain Madame de Venel voulut-elle apaiser sa douleur ; elle l'accompagna au tombeau, où elle descendit cette même nuit du 30 Juillet 1683. Madame de Venel s'occupa dès-lors entièrement de l'éducation des Ducs de Bourgogne, de Berri & d'Anjou connu sous le nom de Philippe V. Roi d'Espagne. Le Duc de Bourgogne fixoit surtout son attention. Sa constitution foible & délicate lui en fit un devoir particulier. Un jour qu'elle présentoit ce jeune Prince au Roi : « voilà, Sire, lui dit-elle, qui sera le plus grand des hommes. » Un Seigneur de la Cour répondit sur le champ. « Vous soutenez donc, Madame, que le Duc de Bourgogne sera plus grand homme que le Roi ? » Elle repartit avec vivacité en montrant le Roi. « Qui, lui ? jamais je ne l'ai mis au rang des hommes. » Le Roi sourit ; & se tournant vers ceux qui composoient sa Cour, « rien ne me plaît davantage, dit-il, que le naturel des Provençaux, & leur franchise. » Ce Prince ne cessa de donner à Madame de Venel, des marques de ses bontés. Il nomma son neveu au Régiment Dauphin Dragon ; mais cet Officier ayant reçu une blessure, fut obligé de quitter le service. Quelques-tems après, Madame de Venel fut attaquée d'une maladie dont elle mourut à Versailles, entre les bras de Madame de Mazarin, le 24 Novembre 1687, à l'âge de 67 ans. Le Roi & les Princes la visitèrent, & lui témoignèrent combien ils l'estimoient. Cette Dame avoit un caractère naturel, mais accompagné de prudence, des sentimens nobles, l’âme élevée quoique généreuse & bienfaisante, beaucoup de piété sans affectation, l'air agréable, la taille au-dessus de la moyenne, le teint blanc, les yeux grands & vifs, le nez bien fait & la bouche gracieuse. On nous pardonnera d'avoir traité fort au long la vie de Madame de Venel : Elle estima toujours les Provençaux ; elle hâta ou favorisa leur avancement ; notre reconnoissance est un tribut à sa bienfaisance. (Extrait des Mémoires sur sa vie.)"
SépultureActe d'inhumation de Madeleine de Gaillard de Ventraben, paroisse Notre-Dame de Versailles (78) - 23 novembre 1687.Acte d'inhumation de Madeleine de Gaillard de Ventraben, paroisse Notre-Dame de Versailles (78) - 23 novembre 1687.
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Dimensions de l’image : 884 × 800 pixels
Taille du fichier : 218 Ko
Type : Photo
Note :
État-Civil de Versailles (78), Notre-Dame - Registre n°16 des décès - 23 novembre 1687 Magdelaine de GAILLARD, épouse de Messire Gaspard de VENELLE de Garault, Conseiller au Parlement de Provence, sous Gouvernante des Enfans de France, décédée en cette paroisse le vingdeuxième jour de novembre mil six cent quatreving sept, après avoir recu les sacremens de pénitence et d'extrême onction, a été inhumée dans le cimetière de la même paroisse, par moy soussigné Supérieur des Prètres de la Cong[régati]on de la Mission de Versaille et curé du même lieu le vingtroisième jour des mois et an que dessus, en présence de Messire Charles ENCOIGNARD de Vivier, pretre, docteur en Théologie, Aumosnier du Roy et son Chapelain ordinaire en son Chateau de St Germain, de Messire Pierre de GAILLARD, son neveu, Mousquetaire du Royet de Messire Jean François de VILLAGE, son petit nepveu, Escuier, et de Messire Nicolas de GUEYDON, Escuyer, sieur des Planques, son petit neveu, qui ont signés, [Ont signé :] de Gaillard, de Villages, Gueydon de Planque, Encoignard de Vivier, Hébert.
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