Guillaume BAILLY

Nom
Guillaume BAILLY
MariageHéléne HARELLEAfficher cette famille
1528

Mariage d’un enfantCharles BAILLY de SÉJOUChrestienne Le CLERC du VIVIERAfficher cette famille
1581

Profession
Magistrat

Décèsoui

Note
#Générale# Chevalier, il est Conseiller du Roi en son Conseil d'Etat et Président de la Chambre de la Cour des Comptes de Paris (75). Pierre de L'Es toile, dans son "Journal pour le Règne de Henri III", à la date du 28 septembre 1582, raconte l'anecdote suivante, tout à fait savoureuse ( bien que fort cruelle) qui le concerne : "Le mercredi 28 e septembr e, un jeune homme nommé Charles Tonart, enfant de l'hôtellerie de l'Éc u de France, d'Étampes, ayant été condamné par sentence du prévôt de Paris, ou son lieutenant-criminel, confirmé par arrêt de la cour de Parlement, à être pendu et étranglé en la place de Grève, à Paris, fut mené au lieu du supplice, où il fut rescous par publique force des ma ins des ministres de la justice, au moyen de quelques jeunes gens de sa connaissance et amitié, quide propos délibéré se trouvèrent là ga rnis d'épées, dagues et pistolets, et commencèrent la noise, puis se m it la plupart du peuple avec eux, et en grand tumulte chargèrent sur les sergents du Châtelet, archers de Tanchou et autres gens duguet il lec assistant pour tenir main forte à la justice : dont y eut deux se rgents tués et plusieurs autres blessés, et fut enfin le pauvre Tonar t sauvé. Le peuple, pendant sa cause d'appel, tumultuait par toute la ville, de ce que pouravoir fait un enfant à la fille du président de s comptes, BAILLY, homme de mauvais nom et réputation, sous couleur d e mariage, on l'avait condamné à mourir, et que Poisle, conseiller de la cour, chargé et convaincu de plusieurs crimes sanscomparaison plu s énormes et plus punissables, avait été seulement condamné à une pet ite amende : et ores que ledit Tonart, lors du délit par lui commis, f ût clerc, et conséquemment serviteur domestique dudit président BAILL Y, toutefois lafille par lui engrossée avait toujours maintenu qu'el le l'avait sollicité à ce faire et non lui elle, que c'était un vrai e t légitime mariage contracté entre eux, même avant la copulation char nelle, laquelle elle avait même été induitepar l'exemple de son pèr e, lequel abusait d'une garce de chambrière qu'il avait, qu'il faisait coucher avec elle, et qui la nuit se levait du côté de cette fille p our aller coucher avec son père. Aussi avait la cour condamné à mort leditTonart, à la poursuite des parents et alliés de la fille, pour e xpier la honte faite à leur famille, et aussi pour l'exemple de la co nséquence. Et telle était la voix de tout le peuple, ce qui le poussa à la sédition et à la rescousse ducriminel, laquelle encore qu'elle ne valût rien et qu'il ne faille s'arrêter au dire d'une populace ign orante et légère, la vérité est toutefois que ce jugement était iniqu e et trouvé tel de tous hommes de discours et d'esprit, carpremièreme nt l'un et l'autre maintenaient qu'ils étaient mariés ensemble par mu tuel consentement. Après, le garçon était beau et agréable, et capabl e de faire quelque chose de bon, pour à quoi l'acheminer ses parents o ffraient lui fournirjusques à dix ou douze mille francs pour lui ach eter quelque honnête état. Quant à la prétendue inégalité, on ne pouv ait ni ne devait-on y avoir égard, car outre ce que l'offre que faisai ent les parents la couvrait (si aucune y en avait),on sait que la mè re de la fille était fille d'un bien médiocre marchand, et son père f ils d'un petit commissaire de Châtelet, qu'on a vu mendier sa vie et s es repas à Paris, et que la fille n'avait pas plus de bien que le jeu ne hommeoffrait employer en un état, joint la bonne affection qu'ils s'étaient toujours portée et la grossesse et enfantement advenus du v ivant du père qui l'avait bien su et n'en avait jamais fait plainte, ains leur avait pardonné la faute, commeils disaient : tellement qu'e n consommant ce mariage en face d'église et en publique assemblée (co mme il devait) le jeune homme en demeurait beaucoup plus intéressé qu e la fille. Vrai est que la forme de la rescousse était pernicieuse, scandaleuse et grandement punissable à cause de la publique désobéissa nce et violente résistance faite aux magistrats ; aussi la trouva le roi fort mauvaise et la cour de parlement s'en formalisa fort, voyant que ses jugements ainsi rendusvains et illusoires. De fait, elle fit tout ce qu'elle put pour découvrir et appréhender les auteurs de la sédition, et enfin en fut attrapé un (qu'on disait n'en pouvoir mais), mais qui toutefois avait bien mérité la mort d'ailleurs, étantun ma tois diffamé partout et archi-voleur de Tanchou, lequel fut exécuté à mort au lieu même, le seizième octobre ensuivant. Et ainsi fut vérifi é en lui ce qui est dit par le poète : Unum pro multis dabitur caput. Sur ce fait ainsi advenu, qui servait de sujet de risée aux compagn ies de Paris, furent fait et divulgués tout plein de poésies amoureus es et épigrammes gaillards, entre lesquels était le suivant fait par u n mien ami : Les anciens Siciliens vantent les amours d'Alphée dont Aréthuse fut la proie au milieu de la mer. Naguère Aréthuse fit plong er un second Alphée, non dans les eaux siciliennes, mais presque dans celles du Styx. Il n'y avait aucun crimeméritant la corde ou la mort , à moins qu'inhumain, tu appelles aimer un crime. Cependant la dure sentence d'un cruel juge fit traîner au pilori notre Alphée. Ce siècle est vraiment barbare : l'amour n'a aucun honneur. Tout honneur va à l'or et aux richesses."
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