Pierre de PORRADEÂge : 57 ans16511708

Nom
Pierre de PORRADE
Naissance vers 1651
MariageFrançoise Thérèse du MÈNE-CAMPAGNEAfficher cette famille
oui

Nombre d’enfantsFrançoise Thérèse du MÈNE-CAMPAGNEAfficher cette famille

Note : Ils ont encore au moins un fils, Paul-Augustin de Porrade, dont Claude François Achard parle, dans son ouvrage, Histoire des Hommes Illustres de la Provence, 2ème partie, p. 125 : Paul-Augustin de Porrade, "né à Marseille le 5 Septembre 1696, de Pierre Porrade & de Françoise de Menc de Campagne, fit ses premières études au Collège de l'Oratoire. Il entra dans l'état Ecclésiastique & son oncle lui résigna son Canonicat à l'Église Cathédrale de sa patrie, lorsqu'il n'avoit encore que quatorze ans. Il fut alors étudier la Philosophie à Paris au Collège de Beauvais, & fit ensuite sa licence en Sorbonne. Il revint à Marseille pour y être promu aux Ordres Sacrés ; mais n'ayant pu y réussir à cause des affaires du tems, il fut à Paris où il s'unit à une Société qui avoit conçu le projet immense de l'Encyclopédie. Porrade se chargea de la lettre A, pour la partie de l'Histoire Ecclésiastique ; il avoit fait avec succès les articles, Arius, Abaillard & Athanase, lorsque cette Société se dispersa. Porrade revint dans sa patrie ; il fut un des premiers coopérateurs à l'établissement de l'Académie de cette Ville : il fit alors de nouveaux efforts pour obtenir [p. 126] le Soû-Diaconat ; mais voyant que ces tentatives étoient inutiles, il permuta son Bénéfice contre le Prieuré de Beaugencier, & retourna à Paris où il se fit connoître de M. le Maréchal de Villars. Ce Héros féconda les vues des Savans qui avoient formé le projet d'une Académie. Il leva les obstacles qui s'opposoient à l'admission de Porrade dans cette Société. Porrade quitta de nouveau sa patrie en 1728 ; il quitta l'habit Ecclésiastique, & il fut reçu dans l'Ordre du Christ. Il partagea son tems entre l'étude & la culture des Savans. Il se fixa enfin à Marseille en 1750, & il présenta à l'Académie des morceaux, qui font honneur à son érudition. Les dernières années de sa vie, il les employa alternativement à la campagne dans les délices de la vie champêtre, & à la Ville, auprès de ses amis. Quelques tems avant sa mort arrivée le 11 Avril 1782, il ne s'occupa plus que de l'avenir qui se présentoit à ses yeux avec la confiance qu'inspire le vie de l'honnête homme. Les vertus Chrétiennes, & les sentiments de piété remplirent ses derniers instants. On a de Porrade : le Discours qu'il prononça en 1757, à la séance de l'Académie, dont il étoit Directeur, sur la manière d'écrire une nouvelle Histoire de Marseille. Il y expose les difficultés qu'il y a à surmonter & la méthode qu'il faudrait suivre."
Décès 1708 (Âge 57 ans)

SourceBIB_ACHARD-PROVENCE_1787
Publication : Histoire des Hommes Illustres de la Provence Ancienne et Moderne, 2 t., 1787.
Nombre d’enfants
Ils ont encore au moins un fils, Paul-Augustin de Porrade, dont Claude François Achard parle, dans son ouvrage, Histoire des Hommes Illustres de la Provence, 2ème partie, p. 125 : Paul-Augustin de Porrade, "né à Marseille le 5 Septembre 1696, de Pierre Porrade & de Françoise de Menc de Campagne, fit ses premières études au Collège de l'Oratoire. Il entra dans l'état Ecclésiastique & son oncle lui résigna son Canonicat à l'Église Cathédrale de sa patrie, lorsqu'il n'avoit encore que quatorze ans. Il fut alors étudier la Philosophie à Paris au Collège de Beauvais, & fit ensuite sa licence en Sorbonne. Il revint à Marseille pour y être promu aux Ordres Sacrés ; mais n'ayant pu y réussir à cause des affaires du tems, il fut à Paris où il s'unit à une Société qui avoit conçu le projet immense de l'Encyclopédie. Porrade se chargea de la lettre A, pour la partie de l'Histoire Ecclésiastique ; il avoit fait avec succès les articles, Arius, Abaillard & Athanase, lorsque cette Société se dispersa. Porrade revint dans sa patrie ; il fut un des premiers coopérateurs à l'établissement de l'Académie de cette Ville : il fit alors de nouveaux efforts pour obtenir [p. 126] le Soû-Diaconat ; mais voyant que ces tentatives étoient inutiles, il permuta son Bénéfice contre le Prieuré de Beaugencier, & retourna à Paris où il se fit connoître de M. le Maréchal de Villars. Ce Héros féconda les vues des Savans qui avoient formé le projet d'une Académie. Il leva les obstacles qui s'opposoient à l'admission de Porrade dans cette Société. Porrade quitta de nouveau sa patrie en 1728 ; il quitta l'habit Ecclésiastique, & il fut reçu dans l'Ordre du Christ. Il partagea son tems entre l'étude & la culture des Savans. Il se fixa enfin à Marseille en 1750, & il présenta à l'Académie des morceaux, qui font honneur à son érudition. Les dernières années de sa vie, il les employa alternativement à la campagne dans les délices de la vie champêtre, & à la Ville, auprès de ses amis. Quelques tems avant sa mort arrivée le 11 Avril 1782, il ne s'occupa plus que de l'avenir qui se présentoit à ses yeux avec la confiance qu'inspire le vie de l'honnête homme. Les vertus Chrétiennes, & les sentiments de piété remplirent ses derniers instants. On a de Porrade : le Discours qu'il prononça en 1757, à la séance de l'Académie, dont il étoit Directeur, sur la manière d'écrire une nouvelle Histoire de Marseille. Il y expose les difficultés qu'il y a à surmonter & la méthode qu'il faudrait suivre."
Note
Chevalier, il est qualifié "Noble". Claude François Achard, dans son ouvrage, Histoire des Hommes Illustres de la Provence, 2ème partie, p. 124, raconte à son sujet : Pierre Porrade, "de l'ancienne et noble famille des Porrata de Gênes, nâquit à Marseille de Paul Porrade & de Catherine de Vias. Cette mère pieuse ayant perdu son époux à la fleur de son âge, renonça aux plaisirs de la société, pour s'occuper uniquement du soin d'élever ses enfans dans la pratique des vertus, & dans les sciences. Pierre suça les principes de la Religion avec le lait. Il fit ses Humanités & sa Philosophie au Collège des PP. de l'Oratoire ; ensuite il fut envoyé à Angers pour étudier en Droit. De là, il se rendit à Paris, pour s'y perfectionner ; le séjour qu'il y fit ne fut pas de longue durée. Une de ces femmes qui, à la honte de l'humanité, ravalent leur [p. 125] condition, & vendent leurs appas au plus offrant, résolut de fixer le choix du jeune Porrade, qui manquoit d'expérience. Elle y réussit, & elle obtint même de lui une promesse de Mariage. La mère de Porrade apprit heureusement le piège qu'on avoit tendu à son fils ; elle le rappela au plutôt à Marseille, & l'arracha à la fourberie & à la honte dont il alloit se couvrir. Porrade avoit tous les agrémens qui attachent l'homme aux sociétés ; il fit bientôt les délices de celles qu'il fréquentoit. Il avoit le ton de la bonne conversation, la répartie, qu'il plaçoit à propos, & une figure prévenante, qui, jointe à la manière de s'ajuster élégamment, lui donnoient chaque jour de nouveaux charmes. Il fit connoissance d'une Demoiselle riche & qualifiée, nommée Thérèse Menc : il l'épousa ; & les vertus de cette épouse opérèrent le plus grand changement dans sa conduite. Il commença dès lors une vie chrétienne & mortifiée ; mais les affaires du tems l'ayant occupé avec trop de feu, il fut compris dans la disgrâce attirée sur les Filles de l'enfance, & condamné à un exil de sept ans. Les quatre premières années de son exil se passèrent dans la retraite ; il passa les deux suivantes à Orléans, & la dernière à Marseille, caché dans sa maison. Il reparut ensuite aussi zélé qu'auparavant, pour le parti qu'il avoit embrassé, & il se montra toujours défenseur zélé de ses partisans, qu'il voyoit assidûment, & avec lesquels il s'affermissoit dans ses opinions. Il inspira les mêmes idées à ses enfans, comme on le verra dans l'article suivant. Enfin il mourut en 1708, âgé de 57 ans & regretté des gens de bien qu'il édifioit par ses vertus. On a de lui, 1°. Le Philosophisme des Jésuites de Marseille. Avignon, Le Noir, 1692. 2°. Cent Sentences extraites de l'Écriture Sainte & des Saints Pères de l'Église. Chaque sentence est terminée par un distique en vers François. Le Dominicain Antoine Serry, dont nous parlerons en son lieu, fit imprimer ces Sentences à la suite de son ouvrage intitulé : Paraphrase Chrétienne, morale & affective sur les Sept Pseaumes de la Pénitence."
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